‹ De la religion aux États-Unis dÁmérique (volume 2)Chapitre 88 sur 111 · CDAP. XX. TRAITÉS ET LIVRES RELIGIEUX. 4C · texte numérisé non relu

CDAP. XX. TRAITÉS ET LIVRES RELIGIEUX. 4C

elles-mêmes qu'on les voie plus souvent encore, mais il en est d'autres qui refusent obstinément et visites et traités ; quant à celles-ci,' il faut bien finir par les laisser dans leur triste repos.

Partout où Ton a suivi cette marche avec régularité, l'on en a vu d'excellents effets. C'est ainsi qu'on fait connaissance avec des pauvres et des malades, que les visiteurs signalent aux associations et aux personnes qui s'occupent spécialement de cet objet. On utilise également ces visites pour attirer au culte public des individus qui n'y mettaient pas les pieds : on leur in* dique les diverses églises de leur voisinage , en les exhortant à se rendre dans celle qui leur inspire le plus de confiance.

Il y a cinq ou six ans que les choses se passent de la sorte, notamment à New-York. Celte ville de 320,000 habitants est divisée en quartiers municipaux. La Société des Traités a, dans chaque quartier, un surintendant, ministre de l'Evangile pour l'ordinaire et jeune encore , qui se dévoue tout entier à cette œuvre. Les surintendants subdivisent leur quartier en arrondissements et se pourvoient, dans chacun de ces arrondissements, de deux distributeurs, un homme et une femme. Réunissant fréquemment les distributeurs de leurs quartiers, ils les munissent de traités, reçoivent leurs rapports dont ils extraient un rapport mensuel pour les assemblées générales de la Société des Traités de New-York, sous les auspices de laquelle se fait tout ce travail. Outre cela, les surintendants tiennent des réunions de prières presque tous les soirs, et ils lâchent

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de trouver d'autres personnes capables d'en présider aussi de leur côté. Les fonctions des distributeurs sont gratuites. Les surintendants reçoivent un salaire qui est généralement de six cents dollars. Quant à la manière dont celte œuvre chemine actuellement , je l'ignore ; mais je sais qu'il y a peu d'années, seize surintendants vivaient ainsi aux frais d'un nombre égal de négociants do New-York, heureux de faire, parle moyen de leurs commis, de si bonnes opérations.

Voici entin un échantillon des tableaux qui se publient à New-York tous les six mois , sur les tt^avaux du semestre. Celui-ci est du 20 juin 1842; je l'extrais du New-York Observer du 2 juillet.

Nombre moyen des visiteurs ou distributeurs. . . i,Oit.

Traités distribués 909,871.

Bibles données à des pauvres 604.

Nouveaux-Testaments 506.

Prêts de volumes appartenant aux Bibliothèques de

quartiers 2,096.

Enfans recueillis dans les écoles du dimanche. . . f ,079.

ditto dans les écoles publiques. . . . 335.

Individus amenés aux classes bibliques 131.

ditto engagés à fréquenter Téglise $22.

ditto gagnés à la cause de la tempérance. . . 935.

Réunions de prière 533,

Relaps regagnés 15^

Individus qu'on a tout lieu de croire convertis. . . 218. Convertis qui se sont afQliés à quelque église évari-

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Tels sont, durant six mois, les fruits recueillis par une seule Société, dans une seule ville, la plus grande il est vrai de l'Union !

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Outre la Sociélé ÂDiéricaine des traités religieux, qu'on peut regarder comme le grand réservoir des vérités communes , ou des doctrines sur lesquelles toutes les églises évangéliques sont d'accord, il en est d'autres qui publient aussi des traités et des livres. De ce nombre , est l'église méthodiste épiscopale. Tous les quatre ans, dans sa conférence générale, elle établit un comité central, dont le siège est à New-York, et qui dirige avec une grande activité ce qu'ils appellent c l'affaire des livres. » Ils ont deux agents principaux, hommes fort capables, qui font régulièrement rapport aux évoques et à la conférence générale. Il ne faut pas croire cependant que toutes leurs publications portent le cachet des doctrines particulières au méthodisme; il en est un assez grand nombre que la Société Américaine eût également adoptés ; ainsi le « Repos des saints. » La vente de ces livres ne se fait pas seulement à New-York , elle est régulièrement organisée dans plusieurs autres places de commerce. Et puis, les ministres itinérants qui appartiennent à cette vaste église méthodiste, ont tous avec eux de ces livres à vendre, et c'est ainsi qu'on les introdui l dans les cabanes les plus reculées de l'Ouest. Âh ! que de bien n'y ont pas fait leurs biographies et leurs expositions de doctrine! Qui dira tout ce que l'Esprit de Dieu a dompté de passions par ces lectures, amolli de cœurs impénitents, réveillé d'espérance dans les âmes abattues, excité et nourri de saintes résolutions !

Les presbytériens de l'ancienne école ont aussi un bureau de publications qui a mis au jour un nombre

considérable de traités où leurs doctrines distinctives sont exposées et défendues avec force et talent. Mais ils ont beaucoup de livres d'un intérêt plus général, qui sont accueillis avec empressement par tous les chrétiens évangéliques réformés, ou autrement calvinistes. Les baplistes aussi possèdent leur société particulière de traités et de livres , et c'est avec une grande activité que, s' adressant aux convertis et aux nonconvertis, ils satisfont, de cette manière, les membres de leurs églises. J'en dis autant des épiscopaux , des quakers, des luthériens, des méthodistes protestants. Tous s'aident à enfler les eaux du fleuve qui doit verser dans tout le pays ses eaux bienfaisantes. La vente générale de livres et de traités qui se fait par ces nombreux moyens dépasse bien certainement 150,000 dollars par année. Plaise à Dieu que les efforts de ces sociétés aillent toujours croissant, et que bientôt chaque famille des Etats-Unis possède une bonne bibliothèque de livres solidement religieux 1

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