‹ De la religion aux États-Unis dÁmérique (volume 2)Chapitre 91 sur 111 · TRAVAUX EN FAVEUR DES MARINS · texte numérisé non relu

TRAVAUX EN FAVEUR DES MARINS

On compte qu'il peut exister, aux Etats-Unis, cent mille hommes qui passent leur vie sur mer, sans parler de ceux qui naviguent sur les lacs et sur les rivières, et dont le nombre doit être aussi considérable.

Ce fut en 1812, et à Boston, que Ton commença de songer sérieusement au salut des marins. Depuis cette époque, Tintérôt s'est réveillé partout en leur faveur. L'année 1827 vit se former, à New-York, la Société Américaine des amis des matelots. C'est maintenant la plus importante des institutions de cette nature. Elle est comme le centre de toutes les Sociétés qui existent dans les autres ports de mer et dans ceux

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des fleuves de l'Ouest, quoiqu'il n'y ait pas entre elles de liens officiels. ^ Au moyen d'une publication mensuelle, intitulée Magasin des Marins (Seaman's Maf^zine), la Société Américaine de New-York Tournit aux gens de mer des nouvelles intéressantes sur les progrès de l'Evangile au milieu des hommes de leur classe, tout en leur faisant connaître ses propres travaux et ceux des associations analogues.

Dans les principaux ports du Nord-Est et du Sud- Ouest, on a ouvert des chapelles destinées aux matelots ; elles ont leurs aumôniers spéciaux qui sont essentiellement entretenus par les Sociétés locales. La Société centrale , de son côlé , entretient surtout des chapelains dans les ports étrangers, tels que le Havre, Canton , Sidney, Honolulu aux îles Sandwich, Croastadt en Russie. Elle eut aussi pendant un temps des chapelles à Rio-Janeiro, à Marseille et ailleurs.

C'est encore par l'influence de la Société, que, dans beaucoup de ports, on a établi de bonnes pensions et des salles de lecture destinées aux marins.

Les efforts combinés de ces diverses associations ont été grandement bénis d'en Haut. L'année dernière en particulier, dans dix ou douze ports, il y a eu d'évidentes effusions du Saint-Esprit sur les assemblées religieuses des marins. Un des chapelains de Philadelphie en a vu cent cinquante de convertis par son ministère, et parmi eux, un vieillard de quatre-vingt-

* n n'existe pas moins de cinquante associations locales dans Fintérét spirituel et temporel des marins et des hommes de rivière.

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dix-neuf ans y qui, à quelques intervalles prés, s*élail adonné pendant plus de soixante-dix ans à Tivrognerie.

On évalue à six cents le nombre des hommes pieux qui commandent les bâtiments de notre marine marchande. Il y a aussi, dans la marine de l'Etat, plusieurs officiers décidément religieux qui exercent une heureuse influence sur tout le service. Le nombre total des marins pieux appartenant aux Etats-Unis peut être de six mille environ, contraste admirable avec ce qui existait il y a vingt-cinq ans , époque où Timpiété était universelle chez les gens de mer.

Les recettes de la Société furent Tannée dernière de 20,861 dollars, à quoi l'on doit ajouter celles des associations locales. Je n'en ai pas le tableau» mais on ne peut douter qu'elles ne soient considérables.

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