‹ De la religion aux États-Unis dÁmérique (volume 2)Chapitre 99 sur 111 · ASILES POQR LES AVEUGLES · texte numérisé non relu

ASILES POQR LES AVEUGLES

C'est eD 1832 que fut fondé, dans le Massachusels, rinslilutde Perkins, destiné aux aveugles.

Thomas H. Perkins, Esq. de Boston, donna sa maison, estimée 50,000 dollars, à condition qu'on recueil- Itt dans la Nouvelle-Angleterre la somme nécessaire d'ailleurs à la fondation d'un asile pour les aveugles. Provoquée par ce don généreux, une somme de 50,000 dollars fut promptement collectée ; la législature de Massachusels vota de son côté des fonds considéra^ bl^s; la Société fut reconnue par la loi\ et bientôt s'ouvrit, en faveur des aveugles, une école qui marche avec succès depuis dix ans.

Comme la maison donnée par M. Perkins n'était pas, à tous égards, ce qu'il eût fallu, on la vendit en 1839, et l'on acheta , au sud de Boston , une propriété magnifique , nommée Mont-- Washington. C'est là que prospère rétablissement, sous l'habile direction du docteur Samuel G. Howe. Le nombre des élèves était, en 1841, de soixante-sept ; ils faisaient des progrès remarquables et paraissaient parfaitement heureux.

Outre cet institut , il en est quatre autres dans les États-Unis : & New-York , avec environ soixante-cinq

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élèves; à Philadelphie, soixante-deux; à Colombie dans rOhio, cinquante; à Slaunlon en Virginie, vingtcinq élèves réunis aux sourds-muets. Ces quatre. éta** blissemenls sont postérieurs à celui de Boston et toua prospèrent, grâce à Dieu. Le nombre total des élèves y était, Tan passé, d'environ deux cent soixante-dix. En 1840, on comptait, aux Etats-Unis, six mille neuf cent seize aveugles.

Il y a peu d'années qu'un M. Will, de PJiiladelphiey fit un legs en faveur d'un hospice à fonder dans ce même but ; mais je crois que de ce legs est sorti , non une école, mais un asile où l'on recueille les aveugles âgés et infirmes.

Bien que tous ces établissements reçoivent des subsides du trésor public, ils doivent beaucoup à la sollicitude, à la bienveillance et aux efforts individuels ou collectifs des chrétiens.

Au surplus, ils sont organisés à l'instar de ceux qui existaient précédemment en Europe. Rien n'y est négligé pour donner aux jeunes aveugles une éducation complète. Le nombre des livres imprimés en relief est déjà considérable, surtout si l'on pense que tout cela date seulement de dix années. On en a publié plus de trente volumes à Boston, et à peu près la mon tié autant à Philadelphie. '

^ Ed voici les principaux : le Nouveau-Testament et une partiq ih; l'Ancien, THistoire universelle de Lardner, Extraits des anciens auteurs anglais, Extraits des modernes, divers livres d*étude pour la géographie, la grammaire, etc. ; la Fille du Laitier, le Voyage du Chrétien de Bunyan, F Appel de Baxter, la Vie de Mélauctbon, etc.

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Parmi les résultats obtenus , on se plait k citer l'exemple d'une jeune fille ^ nommée Laure Bridg-' man. Cetle pauvre enfant, née en 1829, avait perdu, à rage de douze mois^ la vue, Touïe, la parole et on partie l'odorat. A neuf ans, elle fut placée dans l'institut de Boston, où elle acquit un degré d'instruction remarquable, après avoir appris à lire et à écrire. La manière dont elle parvint à acquérir l'un et l'autre de ces arts est extrêmement curieuse , mais nous ne saurions en donner ici les détails.

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