CHAPITRE I
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Quand on pense à lout ce que nos églises onl à faire pour leur propre pays, on s'élonne qu'elles puissent songer à d'autres travaux. Une population qui s'accroît chaque année de 500,000 âmes, exige des efforts gigantesques, seulement pour maintenir les choses au même niveau. Sur ce nombre, 60,000 individus au moins sont des émigrants européens, la plupart pauvres, ignorants et démoralisés. Il faut s'occuper de leurs âmes ; et pour faire face à ces besoins immenses, point de dîmes ni d'impôts, ni aucune aide de la part
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des gouvernements! 11 serait bien excusable, en de semblables circonstances, de ne s'occuper que de soi ; mais ce n'est pas ce que font les chrétiens d'Amérique, ceux du moins qui ont à la fois des lumières et du zèle. Ils envisagent comme un devoir et un privilège de répandre l'Evangile au dehors, tout en le propagean t à l'intérieur. Ils savent c qu'en arrosant l'on est arrosé , » et les résultats attestent effectivement que, plus on obéit à cet ordre : « allez c^prèchez l'Evangile à toute créature, » plus on attire sur soi les bénédictions du Seigneur.
Nos églises ont d'ailleurs des raisons particulières pour s'intéresser à l'œuvre des missions; car elles doivent tout ce qu'elles sont à l'esprit missionnaire. La plus grande partie de l'Amérique fut colonisée par des chrétiens qui n'y cherchèrent pas seulement un refuge , mais un champ de travail pour la propagation de l'Evangile, et nous ne saurions être infidèles à la mémoire de Xios ancêtres. Hélas ! nous avons à déplorer le peu que nous avons fait pour nous acquitter du mandat qu'il nous ont confié de la part du Seigneur; mais toutefois nous ne sommes pas demeurés entièrement oisifs, et je vais mettre le lecteur en élal d'eu juger.