‹ De la religion aux États-Unis dÁmériqueChapitre 96 sur 153 · II · texte numérisé non relu

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loul ce qu'elles veulent c est uoe morale telle quelle.

Nous n'avons pas beaucoup de gens qui s'avouent athées, et s'il en est, c'est parmi les habitués des tavernes encore existantes.

Quant aux déistes, en rangeant sous ce nom tous ceux qui 'ne croient pas au christianisme , il en existe un nombre considérable , surtout à New-York et dans nos grandes cités. Beaucoup d'entre eux au surplus sont étrangers.

Le déisme moderne en Amérique est très-différent de ce qu'il était il y a cinquante ans. L'incrédulité française, après s'être répandue au loin parles écrits habiles d'une nuée d'auteurs renommés, avait pris corps, pour ainsi dire, dans la grande révolution de 1788. S'altribuant la gloire de ce qu'eut de bon une rénovation politique qu'elle ne fit après tout que cor» rompre, elle devint à la mode parmi les admirateurs de la liberté. En Amérique comme én Europe, les hautes classes donnèrent dans oet égarement. A leur tête nous eûmes le célèbre Jefferson, qui, président des Etats-Unis, de 1801 à 1809, contribua plus que personne, par sa conversation et par ses écrits, k propager l'irréligion dans les rangs des hommes les plus influents de l'Etat. A peu près à cette époque, Thomas Paine et plus tard Thomas Cooper, animés du même esprit, tendirent au même but. Ce dernier, entre autres, s'efforça d'entraîner loin de Dieu, par ses sophismes et ses sarcasmes, une jeunesse qu'on lui avait confiée pour qu'il lui enseignât sans doute de meilleures choses.

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