CHAPITRE IV
Des idées d'une autre vie dans le culte des Sauvages.
v>('est surtout en considérant avec attention les conjectures des tribus sauvages sur l'état des morts et la vie à venir, que nous démêlerons clairement la lutte du sentiment religieux et de l'intérêt.
Si, conjme nous pensons l'avoir démontré, c'est toujours dans l'inconnu que la religion se place , le centre de toutes les conjectures religieuses doit être la mort : car la mort est de toutes les choses inconnues la plus imposante.
L'homme par sa nature n'est point porté à y croire. Cette idée , lors même que sa raison l'adopte, reste toujours étrangère à son instinct. 11 ne conçoit de l'univers que lui, et de lui que la vie.