LIVRE I , CHAPITRE IV
sacerdotales qui en Egypte tyrannisaient les peuples , ou qui en d'autres pays , en Perse , par exemple , prêtaient leur appui à l'oppression politique, ne regardaient point comme une chose divine le culte dont ils abusaient. Le sentiment religieux n'était pour rien dans cet abus coupable. On ne spécule pas sur les choses que l'on croit divines.
Ainsi pour résoudre cette question, comme toutes les autres, c'est encore la distinction entre le sentiment et les formes religieuses qu'il faut reconnaître.
Loin d'être l'auteur du mal que certains cultes peuvent faire aux hommes, ce sentiment en est la victime : loin de sanctionner ces formes oppressives, il les rejette, et proteste contre elles.