CHAPITRE IL
De la forme que le sentiment religieux revêt chez les Sauvages (83).
J-^'ES tribus sauvages que nous connaissons, plusieurs sont dans un état peu différent de celui des brutes. Les unes ignorent l'usage du feu : les autres ne subviennent à leur subsistance que comme les habitants des forets, ou, moins industrieuses encore, elles n'emploient point à se nourrir l'adresse ou la force, mais attendent que la mort leur livre des débris révoltants et insalubres, dont elles repaissent leur faim vorace. Quelques-unes n'ont pour langage que cinq ou six cris à peine articulés. Les hordes qui sont immédiatement audessus de celles que nous venons de décrire ont plus ou moins perfectionné leurs moyens