‹ De la religionChapitre 163 sur 248 · I.IVRK V, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

I.IVRK V, CHAPITRE II

franchie, comme en Grèce, ses progrès, d'abord moins rapides, ne sont ensuite arrêtés par rien. Libres, mais ignorants , les Grecs retombèrent dans le fétichisme, car ils professaient le polythéisme sacerdotal, qui, comme on le verra, se compose toujours de deux parties, d'une doctrine secrète et du fétichisme. Les corporations de prêtres étant anéanties, la doctrine secrète fut oubliée, le fétichisme demeura seul.

Du reste , ne déplorons pas ce mouvement rétrograde. Sous la domination des prêtresses sciences, renfermées dans une étroite et mystérieuse enceinte, ne pouvaient être en Grèce, comme partout, que la propriété d'un petit nombre , qui en faisait la base ou l'instrument de son despotisme. En toutes choses , la pauvreté vaut mieux que le monopole.

brûlé ses villes, démoli ses temples , détruit ses monuments, dispersé ou tué ses prêtres, la religion et \eé sciences semblèrent disparaître. Mais Tordre sacerdotal s'étant formé de nouveau, l'Egypte rentra dans son ancienne voie. Les lumières qu'elle possédait se retrouvèrent bientôt au même degré qu'avant l'invasion perse, imparfaites, inaccessibles, étrangères à tout progrès comme avant cette invasion.

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