‹ De la religionChapitre 19 sur 248 · LIVRE HT, CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE HT, CHAPITRE IV

théisme par le fétichisme, en ont une immense chez les nations adonnées au culte des astres et des éléments.

La religion naturelle au sauvage n'exige et n'admet pour prêtres que de simples jongleurs isolés. L'astrolâtrie appelle des astronomes : le culte des éléments, des physiciens; ou du moins des hommes qui prétendent découvrir et dominer les forces occultes de l'univers. De là un accroissement indéfini de puissance.

Consultons maintenant les faits. Ils appuieront les raisonnements qu'on vient de lire.

ments de terre , les grandes calamités matérielles. C'est dans ce sens qu'un poète a dit : « En subjuguant la nature, nous avons mis des barrières entre elle et nous; et pour se venger d'être esclave, elle est devenue muette.» Ce n'est pas que l'espèce humaine n'ait bien fait d'en agir ainsi. En triomphant du monde matériel, elle remplit sa destination, elle suit sa route; mais il ne faut pas que maîtresse aujourd'hui de ce qui la maîtrisait jadis, elle nie la possibilité d'un état différent; état dans lequel l'homme sans force contre les impressions du dehors , et soumis à leur action alors irrésistible , cherchait des ressources proportionnées à cette position désarmée, et interrogeait ces impressions, au lieu de les dominer et de les vaincre.

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