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LIVRE III, CHAPITRE IV. 3l

divination (i), deux moyens d'influence bien plus étendus, bien plus immédiats pour le sacerdoce (2).

des table» astronomiques dressées de temps immémorial , et l'amour de cette science leur était héréditaire. Ils étudiaient les influences des planètes sur les êtres sublunaires , et déterminaient les biens et les maux que leurs différents aspects annonçaient aux hommes. » Il y avait en Egypte un ordre de prêtres voués spécialement à l'astrologie. Ils portaient, dans les fêtes, les symboles de cette science. ( Clem. Alex. Strom. VI. Schmidt de Sacerdot. et Sacrif. iEgypt., i5a-i56. )

(1) Pour les peuples qui rendent un culte aux éléments , les phénomènes naturels sont comme autant de signes, au moyen desquels la nature elle-même parle à tous les hommes indistinctement un langage que les seuls habiles peuvent comprendre. ( Creutz, trad. de M. Guigniaud, p. 4-)

(2) « Une classe d'hommes livrée spécialement à l'ob- « servation des astres, dit Volney, était parvenue à « découvrir le mécanisme des éclipses, à en prédire le « retour; le peuple, frappé d'étonnement de cette faculté « de prédire, s'imagina qu'elle était un don divin, qui pouce vait s'étendre à tout. D'une part, la curiosité crédule et « inquiète, qui sans cesse veut connaître l'avenir ; d'autre a part, la cupidité astucieuse , qui sans cesse veut augmen- ■( ter ses jouissances et ses possessions , agissant de concert, « il en résulta un art méthodique de tromperie et de char- « latanisme que l'on a appelé astrologie, c'est-à-dire l'art

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On trouve, en conséquence, que les prêtres, tandis qu'ils ont très-peu d'autorité chez les peuplades fétichistes , ou qui arrivent au poly-

« de prédire tous les événements de la vie par l'inspection « des astres, et par la connaissance de leurs influences « et de leurs aspects. La véritable astronomie étant la « base de cet art, ses difficultés le restreignirent à un « petit nombre d'initiés , qui , sous les divers noms de « voyants, de devins, de prophètes, de magiciens, devin- « rent une corporation sacerdotale très-puissante, chez « tous les peuples de l'antiquité. » ( Rech. sur l'Hist. ancienne, 1, 172-173.) Peut-être, dans ce passage, l'auteur attribue-t-il trop d'influence à l'artifice et à l'imposture. Peut-être l'astrologie eut- elle une autre origine que la fourberie. Les astres , et en général les phénomènes physiques, ont pu exercer une action plus marquée sur l'homme, avant que la civilisation et les découvertes qu'elle amène l'eussent en quelque sorte entouré de boulevards qui le garantissent des impressions extérieures. Cette action pèse encore sur les animaux; les malades l'éprouvent, et les sauvages n'y sont point insensibles. Dans l'enfance du genre humain, une correspondance plus intime a pu exister entre la nature physique et l'homme. Cette correspondance n'a sans doute jamais eu pour résultat de prédire les événements qui sont dans la sphère du monde moral, c'est-à-dire qui dépendent de l'intelligence et de la volonté. Mais elle a pu laisser pressentir d'une manière que nous ne concevons plus les événements physiques, tels que les orages, les tremble-

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