‹ De la religionChapitre 225 sur 248 · LIVRE V, CHAPITRE V. Qffi · texte numérisé non relu

LIVRE V, CHAPITRE V. Qffi

dinaire aux faiblesses de la nature, ou cherchait à les prévenir. Parmi ces prêtresses, les unes n'exerçaient leurs fonctions que jusqu'à l'époque où elles étaient nubiles : les autres ne prononçaient des vœux aussi sévères que lorsque l'âge les rendait incapables d'y manquer (i). De là enfin, ces théoxénies, usitées dans plusieurs villes de la Grèce, à Athènes, à Delphes (2) et dans l'Achaïe (3), commémorations solennelles de l'admission des dieux étrangers. Mais le peuple grec, en pratiquant ces rites, ne s'informe point de leur sens. Il se plaît dans une accumulation de cérémonies bruyantes, de danses et de pompes, qu'il anime de son esprit et de sa gaieté. Ses opinions n'en restent pas moins intactes. Les pratiques empruntées du dehors ne sont pour lui que des spectacles où il est acteur et témoin, des occasions de fête, des moyens de réunion.

(1) Plutarch. in Numâ. Paus. Bœot. XXVI. Achaïc. XIX, a5-a6. Spanheim, ad Callim. 1 10.

(2) Athénkf, IX, i3. Voy. les noies de Casaubon et de Schweighauser, note i3.

(3) Pausan. Achaïc. 27.

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