LIVRE III, CHAPITRE VI
tal (i). Les mages, dispersés après les conquêtes d'Alexandre, se réfugièrent dans le désert, et se mêlèrent à ses habitants sauvages (2). Mais leur influence ne les suivit pas dans cet asile , et tout au plus ils introduisirent dans la superstition de l'Arabe fétichiste quelques-uns de leurs rites, épars et défigurés (3)/ Ces rites mêmes , dont nous parlerons ailleurs , nous serviront à prouver plusieurs de nos assertions sur le caractère que le sacerdoce donne à la religion.
sauraient la remuer. L'ancienne histoire des Arabes raconte que cette pierre , adorée de tout temps et cachée dans la fontaine Zemzem pour qu'elle ne fût pas profanée, fut retrouvée par Abdul-Mothaleb , grand-père de Mahomet, éclairé par une révélation miraculeuse. Cette anecdote prouve l'antiquité du culte des pierres chez les Arabes , et les traces qu'il a laissées.
(1) Stkabon, liv. XVI, attribue aux Arabes, sur la foi de quelques auteurs inconnus , une espèce de division en castes. Mais Strabon avait recueilli sur l'Arabie beaucoup de choses évidemment fausses.
(2) Gag mer, Vie de Mahomet, III, 114 ; Pococ*. Specim. i46-i5o.
(3) Les sacrifices humains furent probablement de «* nombre.