DES DESSINS DE TOUTES SORTES. SOI
4HBtreau doux trempé dans de Teau, assez gomr -'^Ikéèpour que le crayon slncorpore à Tépiderme "lia papier, mais pas assez pour communiquer ^ sa superficie Tapparence brillante d'un vernis. L'opération doit être faite vivement et ^«vec légèreté. Si Ton étalait lé liquide à pinceurs reprises , on risquerait d'entraîner des parties de crayon et d'écacher la finesse du «Irait. Le gommage achevé « on met en presse, le recto appuyé sur une surface polie.
• On pourrait encore appliquer à la fixation ées dessins le procédé d'encollage décrit h la fin du chapitre IX. J'ai vu quelquefois trem* per, pour les fixer, des dessins au crayon noir dans l'eau de puits, eau tenant en dissolution des sels calcaires.
Je dois ajouter que beaucoup d'amateurs se garderaient bien d'user d'aucun de ces moyens; à leur avis, l'opération la plus délicatement exécutée nuit toujours à l'effet d'un dessin de maître, en ce qu'elle donne au trait une certaine crudité. Je ne suis pas juge compétent sur cette matière.
Quelques anciens dessinateurs se sont servis de simples pointes de plomb, purement
sot nRATAlinATlON
màialliqucsM. Do paroilIcM traces sur le papier n'ont pas rinaltérabiiitc) do la plombagine.
I/acide uKoti(|uo les attaquerait diroctemenlt et la plupart dos acides dûconiposeraient leur Kurfaco ())cy(l(W) par lo contact de l'air. Ces crayons, quo n'omploient plus nos artistes modémos, <)taiont, je crois, assox usités avant no* tre siècle. On traçait autrofois les contours des niiniaturos sur lo parchemin avec des pointes dit plomb ou d'nutros mi^tnux. Les esquisses do ce gonro doivont âtro fort rares, cependant j'iMi ai vu plusieurs. J*on possède une dont le trait ropuHNâ tt Toncrn laisse çà et là entrevoir un tracâ qui a lo brillant argentin.
Il no faudrait pan (U)nf(»ndro, Je le répète, les doKHins dus fi ci^s crayoïiH avec ceux de nos artistoH : prosquo tons Ioh acides décomposeraient les priMuiors; l'oau do savon sufflrsit mémo pour on ontrnlner los parcelles roétalliquoH. Jo couMoillo donc! h l'amateur, avant d'opi^n^r sur li^s traits d'un ancien dessin, d'eo étudier la nuturo, et, s'il y u doute, de fhiro quelques OHKais prt^ulahlos.
Dt'SuinH pliotoyraphiqueM êur papier. — h n'ai pas trouvé jusqu'ici le temps de m*oeeupêr
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lolographie, ni pir c it A\
Bftitatioii asseï corn] SBsins modernes, de fe à poati
nerles moyens de les dé her sans B, sopposé la chose p ble.
i OQd[ prononcer nne prédiction simsire :
les desmns photographiques sur papier «ont la chance de s*ef&icer spontanément Mt d\ui certain nom] red^années, surtout lés à la lumière, à Vê mt même qui les a 1. Espérons qu*on rem i au danger, sll M. Ce qui estcertain, c que les épreu- |ne je possède depuis ans n^ont pas gé. Je sais encore par rience que ces ins disparaissent tout entiers dans une e solution de chlorure de chaux.
tsmns sur papier à ealqm. — Une es* le obtenue par voie de calque sur papier ^parent ayant un fond très fragile, on tient ent à la contre-coUer sur un papier fort ni donne de la consistance. Rien n*est plus die à doubler que certains papiers à calque s minceur extrême et non encollés. Lliulé les met dans un état de froissement, de leaient, à p^n nr^ inextricable. Si, après
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bien des tribulations, on parvient à les étendr et à les contre-coUer , lorsquHls sont secs il font horriblement onduler leurs feuilles A renfort.
Aujourd'hui, heureusement, on vend dans l commerce des papiers et même des toiles i calque, qui ont toutes les qualités requise pour le doublage. Ils se manient au sortir d leau, avec la plus grande facilité, et peuveii s'appliquer exactement, par le procédé dit fond tendu , sur tout papier à pâte encollée.
On aura soin d*étaler au verso la colle d pAte bien uniformément , et de promener 1 pinceau toujours dans le même sens, sinon k traces do son passage se verraient en transpa rent et produiraient un effet peu agréable.
Quand ou fait un calque en plusieurs feuil les sur papier diaphane, on préviendra 1 casoùcesdivers morceaux devront, à Tétathu mide, se raccorder entre eux ; le point essen tiel est qu*ils se rapprochent dans le mêv sens. Tous les papiers, et celui-ci notamment se dilatant plus en un sens qu*en Tautre, 1 s*ensuit que les points de raccord ne seraièo plus au même niveau. Avant de commencer m
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[ne, on devra donc 8*asrarer« par nn OHiiv la possibilité d*en lûen raeeoider les mor-
ïïfÊiiaiwreê andmneg iur v^n — Ces aches ornées de vives eonlenrs ne peuvent nettoyer ni se redresser fadlement Les leurs, dans les nannscrits soignés, adhè^ i assez fortement an vélin et s^éeroûtent diflement; mais elles redoutent la moindre [tte d*ean et la majeure partie des agents niiines usités ; Tenlèvement dHme taebe nénte presque toujours la retooehe du p<rint adié.
Les femmes du monde à qui Ton montre ces tcfaes miniatures ont la manie d*y appH- HT leurs doigts gracieusement effilés, mais jours un peu moites. En gàlatU archéologue « mots étonnés peut être de se trouver Bà oéte), on devrales laisser faire, à moins il n*y ait vraiment abus. Ces gouaches n*ont ( de mauvaises chances à encourir comme •^agissait d*un pastel. J'ai vu plus d\in li- » dlieures dont chaque miniature était recourte d'une bande de satin ; précaution super»
le : elles se conservent intactes sans œt
appendice ; ce qui prouve la solidité de Tapplication de ces couleurs» solidité que j'ai niée à tort dans ma première édition.
Le rcdressago du vélin n*est pas fort aisé :
je Tai déjà fait remarquer page 188. Un pli léger, quand il ne tient pas k la nature inégale de cette membrane, disparait par la mise ea presse ; on devra mouiller légèrement le veno, puis poser le recto sur un marbre bien poli»
net et parfaitement sec, sinon une partie da coloris y resterait peut-être adhérente. On peut repasser au fer de très petitespièces, mais atee beaucoup dû précaution : car, si ce fer était an pou trop chaud, le vélin se crisperait en tous sens et les couleurs s*érailleraient.
Si Ton veut doubler une miniature isolée^ ce ne peut être que par le procédé A/bnd tenAi (page 1B5). On lui choisira pour aontiett an papier fort (ou, si Ton préfère, une feuille dt parchemin), qu*on mouillera et qu'on fixera par les bords sur une planche. La colle gélataeust peu fluide et seulement tiède doit ici renpb' cer la colle de p&te; le verso de la miniatar» humecté è Téponge en sera rapidement endoiU puis appliqué vivement sur la feuille de don-
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Mage bien tendnei Oiiii*étirerapas le vélin, de crainte d*en écroûter les couleurs ; on appoieia snr le recto, mais légèrement, et avec llntermédiaire de plosiears feuilles de papier Joseph , «I encore on passera snr te^ feuilles un rouleaa couvert de drap. On laissera ensuite le Hua sécher lentement à Fombre pendant plujours.
Si plus tard on désirait dédoubler la minia* (, pour la garder à Tétat simple et bien Redressée, U suffirait peut-être de glisser une WBoe lame entre les deux feuillets, pour les désunir ; seulement il resterait au verso une comdÊt de colle desséchée.
La retouche d'une miniature sur vélin exige à la fois de Tart et du goût pour limitation. Le Uanc en écaille est le fond de tontes les couleors, et une certaine matière argileuse d'une dureté remarquable sert de base aux initiales et aux ornements en or bruni. Cette ■atière est incorporée au vélin avec cette ténacité qui fait adhérer à la brique le ciment mmain. Je n*ai fait aucun essai sur la réparation dé Tor bruni; je sais seulement p qu*on lui donne pour soutien une sorte de