DES DESSIUS DB TOUTES SORTES
aVi eo liea qa^ayant leor exécation ) , on ne peot les dédoubler qa'an grattoir et à sec, opé* ration fort longue. Cependant, si le papier qui leur sert de base est bien encollé , on peut re • courir au procédé indiqué page 18, avec le soin d*éviter que Texcès dliumidité de la feuill e de doublage ne forme des mouillures au recto do dessin.
C'est À Taide de la colle gommeuse qu'il est penms d'appliquer des pièces aux gouaches et pastels pour en boucher les lacunes ou en rapprocher les déchirures. Lorsqu'on veut les doubler ou plutôt leur donner un papier de soutien, on se borne à les y fixer à sec et à la fomme, non en plein, mais seulement par les bords. Pour les y faire adhérer, on appuiera légèrement la lame sur le recto avec Tintermédiaire de plusieurs feuilles de papier Joseph.
J'ai réussi quelquefois à éclaircir sans inconvénient le fond de certaines aquarelles andonnes, sortes de lavis (que n'empâtaient aucunes teintes superposées), à l'aide d'un bain d*eau pure ; mais on ne peut traiter ainsi les l^ouaches, ni surtout les pastels, qui ont pour base un blanc très fragile. Il faut se résigner
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à consorvor onfuméR ces aortOA de deuini. On n*a paa mâino la faculté de recourir aux fumigations de chlore ou do gaz rallùreux : car la contact do cos gaz enlèverait, en même tempi que la teinte qui jaunit le fond, toutei les eon* leurs de nature végétale.
LoH Uichcs huileuses et autres ne pelnrent étro utttuiuées isolément sur les pastels oïl gouaches par les remèdes signalés que sous la condition, assurément très fâcheuse, derefliin les points où ces remèdes auraient agi. Il vaudrait prenquo mieux enlever an canif la place maculée, combler le vide et rétablir la pordon supprimée du dessin, si Ton possède lliabileté nécessaire. Quant aux aquarelles, on parvient, en quelques cas, fi les délivrer de certaines ti^ ches isolées sans que le fond en soufAw. Ptr exemple , sur un fond d*ocre Jaune ou de bien de cobalt, on effaceruit, par Tapplication d*ai alcali, une tache d*huile, sans altérer ce fond. En pareille circonstance , on devra se rappeler tout ce que j*ai dit, page 4f , au sujet de Vtor lèvement des taches sur un seul point.
La fragilité des dessins au pastel peut e^ comparer h celles des vives couleurs du pap^^'
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lOD. Il hn% les manier avec légèreté, et, pour ainsi dire, en retenant son haleine , sinon Ton risque de détruire quelques portions de leurs teintes fugitives. Plusieurs peintres en miniature les réparent habilement ; c*est un travail qui exige, outre le talent, une patience presque tioeptionnelle. Un artiste m*a dit quon réussiisait aujourd*hui à fixer les couleurs des pastels en les soumettant à Faction d*un certain fM dont il ne m*a pas du reste révélé la nature. Deêêinê aum diver$ crayons. — Les dessins irtcèi au moyen de crayons d*une nature inaltérable peuvent se nettoyer et se réparer plus fiMilement que les estampes. La plombagine <m mine de plomb (1), et les crayons diversement colorés , À bases siliceuse ou argileuse, tels que la sanguine, le crayon noir, etc., ainsi qM les fùsins, forment sur le papier une trace âudécomposable ; ils redoutent le frottement
(I) Ainii appelée lani doute à oauie de «a couleur et <la sa tendreté. Ce nom on donne une idée chimiquement fauHe : la plombagine , dite ausii graph/la, eit, lelon H. Boucbardat, a une variété de carbone mélangé ds terre et d^eiyde de fer ».
quelquefois le plus léger, mais défient toBft action chimique. On conçoit dès lors qnllait permis de nettoyer parfaitement les dessins de ce genre toutes les fois que le frottement n^est pas une condition essentielle.
Les plus anciennes taches dliuile ou de vernis gras peuvent être attaquées au moyen de dissolutions alcalines assez c(Micentrée8, impunément pour le dessin, mais non pour k papier, si on ne prend la précaution de le laisser retremper dans un bain acidulé qui annule les vestiges de Talcali. On en refait, an besoin , certaines portions avec plus de suceàs que si Ton avait affaire à des estampes , en ce sens qu'on a pas à rétablir, à imiter servilement, des tailles de burin. Le mouillage prolongé dans la bassine , loin d'altérer ces dessins, leur donne au contraire plus de fixité; exceptons pourtant les esquisses très légères, dont le simple frôlement de Teau agitée peut déformer les traits, ou même les efhcer ea partie.
Avant de mettre en portefeuille les dessins dont la trace est très fugitive, il est bon de'les fixer; on y réussit en passant sur la surface on