‹ De la réparation des vieilles reliuresChapitre 47 sur 55 · DIS · texte numérisé non relu

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VIEILLES RELIUR

H. Raymond Bordeaux, dans un article fort obligeant sur la seconde édition de mon Essai sur l'art de restaurer les estampes et les livres, etc., article inséré dans le Bulletin du Bouquiniste du 1" juin , exprime le regret de n'y avoir rien trouvé « sur l'art de réparer, de « consolider les maroquins armoriés ou les « vélins luisants des reliures d'autrefois, sur la « marche à suivre pour décrasser, pour ravi- « ver les dorures posées au petit fer sur les « veaux fauves du bon vieux temps ». J'aunùs, en effet, dû songer <l consacrer quelques alinéas k ce sujets puisque j'ai tenté plusieurs

i) DIC LA nh^PARATION

t'ois, avec un demi-succès, des réparations de ce g(Mirc. Je vais essayer ici de combler cette lacune.

Si j'ai nc^gligé do décrire les opérations relativ(\s <iramincissement, à Tapplication et ù la décoration des peaux , c'est par une excellente raison : je n'ai jamais étudié ni pratiqué la reliure sous ce point de vue. No possédant pas le secret, le certain lourde main qui produit les reliures souples, fashionablen , artistuiu(*s, je me suis borné & conseiller aux amateurs (jui désirent voir leurs livres revêtus de ci!s manteaux princiers, do recourir à nos habil(^s relieurs parisiens , dont le nombre doit égaler au moins celui des apôtres ; mais je puis donner, d'après ma propre expérience , quelques bons conseils aux amateurs sur la manière de nettoyer, réparer et rafraîchir les bouquins vulgaires, et aussi, sous certaines conditions, ces somptueux nuiroquins du Lovant, dont le s(>ul ftunei a la vertu d'émouvoir les bibliophiles puiKsang.

Nkttoyacb ue la couverture. — Il est per« mis, sans être obligé de toucher au cartonnage d'un livre , d'en nettoyer et d'en con-

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solider la couverture^ soit dans son ensemble, soit sur tel ou tel point. Je connais, pour atteindre ce but, quelques moyens simples et praticables , mais assurément trop imparfaits pour rendre à une précieuse reliure tout Téclat, toute la vigueur de la jeunesse. Une prima donna un peu mûre peut, dans certaines limites, pallier les outrages du temp$ ; mftis , vues de trop près, les rides de son visage ne sauraient se dissimuler : ainsi des vieilles reliures co* quettes dont il va être question.

Le maroquin ou le veau encrassé par un maniement souvent répété ^ nettoie & Taide d*une éponge fine , trempée dans une gelée de 3avon blanc ; mais s*il existait des taches dlidile ou de graisse, ce savon ne serait pas assez énergique ; il faudrait avoir recours au savon noir, ou plutôt à une dissolution faible d*un alcali quelconque, potasse, ammoniaque, etc. Il serait bon d^essayer préalablement Teffet dô cette eau alcaline sur un fragment de peau de même nuance , ou sur un point peu apparent du volume : car certaines couleurs , communiquées aux cuirs , sont susceptibles de se décomposer ou de changer de teinte sous Faction

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