‹ De la réparation des vieilles reliures complément de l'Essai sur l'art de restaurer les estampes et les livres. Suivi d'une dissertation sur les moyens d'obtenir des duplicata de manuscritsChapitre 33 sur 43 · LI&T · texte numérisé non relu

LI&T

sistaDi dans remploi de Veau bouiUaDle combiné avae

raclion des rayons solaires, 11 prétend aToir, par son

procédé, assez analogue à celui décrit p. â9, eûacé sur une estampe, au bout de huit jours, une tache invéti" rée^ provenant d huiie à 1 usage des peintres.

1779. — Traité des AnsMvu, doua lequd m aiiMigne le moyen de fcUre revivre les anciennes écriUtreêf par Mariée. Paria, in-8«

1787. — Mémoires de VAcadémie des Sciences. — On trouve dans le volume de cette année des obaerfar tiens sur l'acide niuriaiu)ue oxygéné (chlore liquide) appliqué au blanchiment des estampes , par Cbaptal ; observations réimprimées, je crois, dans les Annaia de Chimie, U 99^ ip. 137.

1801. — Essai sur le blanchiment despapiers, par O'Reilly ; in-8. — A la page 110, on tmte du n^toie* ment des estampes par le procédé de Chaptai, à ïaidtà de Tacide murialique gazeux.

1802. — Recherclm chimiques sur Uiicre, les cou* ses de son alUrabiliU et les moyens d^y remédier^ ete«, par C. N. Alexandre Haldai (professeur de chimie à TEcole centrale de la Heurthe). Nancy ^ nivôse aa Xi (1802), in- 8 de 45 pages. J ai cité plusieurs fragments de cet opuscule.

On pourra consulter aussi le Manuel du fabricM d'encres pour récriture et rimprimerie, par MM» de Champour et Malepeyre (Collection Roret).

1806* — Chimie appliquée aux arU, par Chaptal; 4 vol. in-8. Au tome III de la 2» édition, qui est de 1807, on traite de Tart de blanchir les estampes ; an

d'ouvrages a consulter. S'IS

IpmelVy p.2f74|îl est question der«icreàèeriro( HM^

p. 390, des encres des imprimeurs et des graveurs. Le catalogRe fiorei indique du même ouvrage une édilioa

ia-8 en uu seul volume, avec addilions par M. Guillery.

1808. — Principes chimiques de l'art du teinturier y par Cibapial ; — Je pense que cet ouvrage peut fournir quelques idées sur la madère qui nous occupe.

180d (ou 1819). — Manuel pratique de l'art du d^ grmueuTi par L^-Séb* Le Normand, professeur, membce de la Société d'encouragement pour Tindustrie na« lîooalet iiHlS» 9p édition. — J*ai cité dans- le présenl Eêsai quelques passages de cet ouvrage.

1812. — Ewai «tir VkiêUnre du par^kmm al du vélin. Paris y sans nom dauleur.

tffîU Procédés pour nûlioy$r lê$ ealampea, indi* qfxès dans la 5*^ partie du Manuel des amateurs cVes-lampes^ par J. C. L. M. Pariê^ Foucault, în*13« vrage portant le n° 1243 du catalogue de vente de Jules Goddé, peintre, faite en décembre IjSjiO^J^rer trouve à Imslant ce titre, qui m'avait échappé, vu fion insertion dans un ouvrage généraii et regrette de n'avoir pas eu le loisir de consulter le livre, qui , selon une note du Bullelin du bouquiniste de février 1858^ fut vendu relié 6 fr.

1834. Mémoire sur les faua^ en écrilurê. et les moyens âê les reeùnnatire ai de Us préoenir, par A. Che* valier. PariSy in-8 de 43 pages.

1834. Manuel du hktnéhimmU^ etc., par M. Julia de Fomeneiie. Poi ia, ftoret, 2 voL in-18. — Je ne

Sitf USK

naiasats pis oeloontge à rèpoqae (1846) où je

blîai la première édition de mon Um. Le premier vo» lome (dont je nu tu que la table) conliaildesol »ai la tiens sur les chlorures et i eau de iaveiie, sur le bia&cbimenl des estampes, sur les dessins tacMs, sar les difiéreuu bleus, etc. Le louie 11, que j ai lu , reafenne quelques pass^iges eoneeniani la restavralkMi dm papier avarié, 1 enlévemeiii des tadies d'aacre, de rouiUe et de ifraisse*

1844^ — Annexe au mémoire sur les papiers d€ «îmé priùnUê à M. Lûcûioê^plagnê^ wtimMn des nances^ par Louis lissier, etc. Pans, diez rauteur, fp. in-8. — Je possède celle broehuie, mais ooii le Mémoire dont elle est le complément. On y lrou\ades détails sur les encres typc^prapbiqoes.

183o. — Chimie des couleurs pour la pei/iaira à fesa el à VkuHe^ etc., par H. J. Lcforu Porlt, Vidor Has^ soUi in-12. Cet ouvrage, que j'ai acquis, indique la composition chimique de la plupart des oouleois à la gomme, et quelquefois, mais assez rarement, ici moyens de les décomposer* J'y ai puisé des renseigaements pour mon chapitre sur le décoloriage.

Je mentionnenu ici le titre d'un ouTraga que jealu point vu, et qui a paru chez Rorel il y a, je pense, déjà longlemps : If onu el du eolorisU^ cantmaut U né* lange ei l'emploi des couleurs, ainsi que les différents îtaoaux de Venlumimre^ par MM. Perrol» Blancbsnl et Thillave.

On consultera encore les ouvrages suivants, doat Jignore les dates de publication : — Eléments de fart

d'ouvrages à consulter* 277

de la Uinture^ avec une Descriplion de i art du. blanchiment par Faeide muriatique oxygéné, par BeriboUet. 2,^ édition. — Journal de pharmacie. — Annales de c/umie, — Manuel du fabrieaiU de papiers^ faisant partie de la collection Roret.

Un artiste peintre m'a signalé nn ouvrage italien inlîiulé ; Noiizie êloticke degii itUaglialori , par Gran-* dinelli , comme contenant, an tcmie III, p. 331 et sni- Tantes, des procédés pour le nettoyage des estampes* Je ne sais à quelle époqno il a paru.

Je citerai, au sujet de la reliure des livres, les neuf ouvrages suivants :

1818. — Art du relieur^ parN. Dudin. Nouvelle édilion, publiée par J. E. Bertrand. Paris, Moronval, in-4.

182i. -^Notice sur la lithographie ^ 2« édition , suivie d*un Keeaisur la reliure et le blanehimetU des livres et gravures^ par f • Mairet, relieur et imprimeur lithographe à Chftlillon-sur-Seine ; petit in-8. — Je possède ce livre assez rare. Ce qu'il nous apprend sur 1 enlèvement des taches et sur la reliure est d'une médiocre importance, mais il contient quelques alinéas curieux an sujet du report sur pierre des anciennes estampes.

1827. — La tieliure^ poëme en six chauts, par Lesné. Paris , gr. in-S*

1827. — EpHre à Simier père sur i'exposHion de i823, par le même. Paris^ gr. in-8,

1834* — Leiire d un relieur français aux principaux imprimeurs^ libraires, reliew's et bibliophilee de VEu^ repe^ par le même. Paris^ in*8.

tTS LIftîl D'OUVIUCES A. COIISQLTBH*

MSI. ~ Mémin pré$mUé au jury d*9itfOMtti«m à

1834 êur les carloniHigci coiiêervaieura ^ par le même.

1834. — Essai historique et archéologique sur Ia ftUiira des Utru^ sic. par Gabriel Peignai. ùîjûM, 10-8, avec planches.

1855. — CùnêidératMonê générais eut la reliurs ^| Uwss, — Extrait du li apport de M. K. Herliu sur \\

KTi* olasae des produila de r&xposilion uniTeneUed^i 1855. — Ces observations sur la reliure oiu 6lc rôim-' primées dans les YarUUs du journal LeCwrrierdâlai

Librairie^ du 17 janvier 1857, yarliclc est inlércssanl' et assez développé. Dans un numéro de date posté- i rieure du môme journal est un autre article tiré du même Rapport^ concernant la reliure des registres. |

On trouve dans la coUecliou Roret un Manuel dm relieur rédigé par H. Sébastien Le Normand et U.

Je ne i ai pas consuUé, mais j'y renvoie Icb amateurs. :

l'ai inscrit sur cette listes néoessairemeni très inmiplèlQi tous les titres que m'a oiferts le hasard. U m'eûl fidluy pour la doubler, consacrer à des recherches un temps que réclament d'autres travaux» auxquels je^^ii) suis voué si exclusivement que jamais, c^est probable, je ne publierai de nouvelle édition du présent iivro.

Ms •nvu irnius bb unaDocnoi

DES VIEILLES ESTIIPES.

Autrefois t pour reproduire une estampe t ou

avait recours u uu moyen fort biuiple, mais pea expédiiif. On prenait le calque dea conim» et de chaque taille; ou décalquait ce deaain^ par une méthode quelconque « aur une plaque de cuivre ; puis ou en iiunoait tous les Irails, imitant le mieux possible le style de la gravure originale. Goltzius et Antoine Wierix ont si e&actement regravé de cette manière cer^ lames eaux-fortes d'Aii>ert Durer que les ico^ liophiles exercés ont besoin de toute leur sagacité pour diatinguer les copies des ori|^naux«

180 DIT£Kb &):>TtM£S ÙE HEPRODUCIii^Si

Plus d'une estampe a été reprodoiie aa XYir siècle, en plus petit qae l'oiigmaj, z& moyen d'an calque dû au campas de math$ matiquê^ instramest qot, rimpiifié dans u forme, se nomme aujourd'hui pantograpbe (Jiy J'iguore si, à la même époque, on eui lidée; d opérer cette réductiou eu calquant Fimage de l'estampe réfiractée dans une chambre nmn^ appareil déj& connu et usité.

De nos jours on a multiplié par ie simpie calque un assez grand nombre d ancieiiLo estampes. Ponr citer on eiemple, M. Mérwm.

artiste de talent en même temps qalmitalfir habile des divers styles de gravure , naos a laisse des copies très satisfaisantes de pièces <k Zeeman, de Silvesu*e et d'Ândrouêt DQceraeaa; mais il était réservé k notre siècle, fertile ea inventions de tout genre, de chercher eiàt

(f ) Oo peat reproduire les modèies eo plus giwd sv«

le même instrumctit employé en sens inverse, c'e*i-idire en fliant la pointe à calquer àla plaoe deitinéeai erayofly el viu vcrêu. Les copies agrandies de r r i ? mest quW, trouve dans la Topographia GaUim <k ieiicr, oui peut-être été obtenue^» par ce procède, isje« dilfloUe dtt reste à mettre en pratique.

BBS VIBILLES BSTAMPEtt. 981

trouver des moyens plus prompts et plus préeis pour produire de véritables fac^mih , des copies à peu près identiques aux origiaaux.

Je vais résumer en quelques pages tous les systèmes mis eu pratique.

Report sur pibrrb d^ancibnnbs estampes.

^ Les premières tentatives de reproduction des estampes par le noir môme de Toriginal remontent à Tépoque des premiers essais lithographiques. En janvier 1818 parut une Notice la lithographie par i\ Mairet, relieur et imprimeur-lithographe à Ghùtiiion-sur-Seine.

La seconde édition (augmentée d'un Essai sur la reliure) est de 1824. J*en vais extraire Texposition du procédé qui nous occupe. M. Mai-* ret explique, page 59, « Fimpression par trans- « position sur pierre » ^ système basé sur la difficulté de sécher vite deTencre grasse, et qui permet d'obtenir, par voie d'application sur pierre , soit la contre-épreuve d'un dessin tracé avec cette encre sur papier gommé (ce qu'on nomme aujourd'hui autagraphie)^ soit celle d une épreuve lithographique, fraîchement tirée sur le papier uidinaire apprôtê d'une certaine façon. Vient ensuite (page 6S) le passage

9S1 DIYKR8 SlfifUlfiS BB RmOBQGTlOK

le plas intéremnt pour nous ; je vais le rélm* piimer en entier* « Il n'est pas impossible de transporter sur

a la pierre d'ancienne^gravures devenues rares, « et que Ton dêsircmt inulliplier. Quoique les « tnoes sèohes des anciennes gravures ne « semblent guère propres à donner une non- «c velle impression, ou peut cepeudaui les eu 9i rendre susceptibles en les humectant de uou- « veau. Quelques essais nous ont prouvé qull «c n'était pas impossible d'en reproduire ainsi, « en les colorant de nouveau avec une encre « typographique ordinaire. Il faut d'abord bu- « mecter le papier avec des acides étendus « d'eau qui en attaquent la colle et les rendent ^L plus perméables à ce dernier liquide : on « empêche eu même temps le papier de rece- ^ voir rencrc du rouleau ; mais , pour que « Tencre de ce rouleau ne se mêle point avec 4f les acides, on passe sur la planche une lé- « gère couche de gomme arabique, que Ton a « soin d'étendre avant de tirer les épreuves : « le noir de la gravure devient aussi plus sus^ « eeptible de recevoir la couleur du rouleau, « et par conséquent de pouvoir donner plus

BfiS VIEILLES BSTAMPES. 283

« facÊlemeiit une contre-épreave. L^e^tampe

a étant suffisamment noircie , on transporte <c la gravure sur la pierre; il ne s'agilplus en- « SQÎte que d'opérer la pression. Si toutes les a opérations ont été bien conduites, on obtient u une contre-épreuve a&sez eooacte.

a On peut Mcore obtenir des contre-épreuves « par un procédé peu différent, et cela en re- « couvrant la gravure avec de Tamidon cnit tf dans Teau seulement* Avant de faire usage u de Tamidon, il faut, lorsqu'il est coagulé, le « méHev avec de Tadde suifnrique en j ajou* « tant un peu de soude, puis avec Tencre typoce graphique ordinaire. Alors le blanc du pa<- « pier, défendu par l'amidon qu'on y a mis « précédemment^ ne reçoit point le noir de «c Tencre, ^ndis que les traits de la gravure <K s'en colorent. On enlève ensuite avec soin , « et avec une éponge, lamidon qui avait collé « la gravure ; cette opération terminée , on « porte la gravure sur la pierre, et Ton opère « la pression.

« Les deux opérations que nous venons de a décrire réussissent le plus ordinairement ; <c maie elles sont très difficiles à exéeiAter. II.

2d4 mtLsuà huiBJUf^ ii£ upiamiciiox

« eM iacile de Juger avec qaeUe précantioii ii « est nécessaire d'agir pour parvenir au réu sultatc[u*ûo se propose : H. Darcet a, du « reste, assez bîea réussi, surtout pour oblonr \ une cûBire-épreuve d'une giavore andmme^ « en employant le laii pur ou i eau de savoft. u Une cause célèbre a prouvé depuis peu cam- « bien ees moyens étaient sûrs et foctles* Cem pendant le point le pins difficile dans rart « de transporter sur la pierre une gravure anu cienne esi d\;a rendre 1 encre assez colorée « pour donner une impressioa. An reste « u quand les gravures sont peu anaeMm^ ou u peut bien les contre-^pronver sur la piene« M soit par le mo^^ii du lait pur« soit siiupie- « mcDl avec Tcau Je suvoU| ainsi que loot « pratiquéMM.DareetetQioronponrlacimtre* « épreuve de la musique. »

Ce procédé t décrit ici peu^étre un peu vaguéiuent, a été depuis pei leclionue; mais ïii. réussite n'a jamais été complète, parce que, je crois, la couche de noir qui coustilue les tailles des vieilles esiampes eet rarement boinçgèoe, et presque dépourvue , sur certains {Maints, de substance huileuse^; or. sur ces

DES TIBILLES ESTAMPES. S88

points trop secs, Tencre lilhographique ne peut être absorbée an passage du rouleau. La plu-* part des iconophiles n'oseraient destiner une

pièce précieuse à ce rôle de pierre lithograpbiq^ue. Si ropération est bien menée, Testampe n'ia aucun risque à courir ;* mais , si le ndir d'impression, par suite d'une négligence quel* conque, venait à en envahir les blancs, on pourrait la regarder à peu près comme perdue.

Le succès est donc Texception. La plupart des échantillons de reports d'estampes gravées sur bois ou sur métal que j'ai vus çà et là n^ayaient pas , il s'en faut de beaucoup, la netteté des originaux. Une partie des tailles n'avaient pris qu'imparfaitement le noir du rou* leau, pour telle ou telle cause, et plus d'une lacune avait été remplie à la main : c'est assez dire combien de telles copies risquent d'être défectueuses. Ensuite, beaucoup d'estampes répugnent à ce procédé. On a réussi assez bien à décalquer ainsi des gravures sur bois , quelques estampes sur cuivre du temps de Louis XV et certaines pages de vieux livres; mais les eaux-- fortes d'Albert Durer, de Callot et de

980 DivBB» Bïntms n mw^wmoix

Silvestre n^ont jamais pu^ que je sache, se prêter k ce mode de reproduction.

Je possède quelques spécimens de feuillets

gothiques et d estampes sur bois multipliés

h r«aidedQ report par MM. Thierry, Delameet Dupont frères. J'ai cité dans mon Bistoireik la gramme en France les essais en ce genre de

M. Boyer, ex-pharmacien à Nîmes, associé avec M. Massias. Il m*a montré , en 1845 on 1846, plusieurs vignettes contemporaines de Louis XV reproduites avec as^ez de bonheur ; je dois ajouter, touiefoiSi que je a ai pas vu les originaux en regard des copies.

Depuis cette époque je n^ai plus entendu parler de M. Boyer, qui devait se rendre en Belgique, après avoir échoué dans sa tentative pour obtenir de la chambre des députés une récompense nationale en échange de la révélation de son procédé, plus ou moiub analogue, je pense, à celui dont je viens d'exposer le principe.

Le nom le plus populaire qui se rattache à rinvenlion est assurément celui desdeuxfrères Dupont, qui ont eu le courage de reproduire

un in^^folio de plus de 600 pages, imprimé sur

DBS VIEILLES ESTAMPES.

tcolonnes : je veux parler du tome XIII duRi^ cueil des historiens de France par dom Martin Bouquet. Ge volume figurait, comme échautillon en grand de IHho-typographie, à l'ExpositioB de llndustiie de 1849, et se vendait ItfO ou 180 francs. On avait employé, sinon sacri-fié» à sa composition, un des exemplaires originaux de ce XIII* tome, échappés en très petit nombre à Tineendie, je crois , de la bibliothèque Saint- Germain -des -Prés, arrivé en août 1794. En parcourant le volume j'ai remarqué un grand nombre de lettres refaites après coup, ce qui prouve que l'opération est souvent incertaine. £n outre, ces caractères coûtrépreuvés n'ont pas la netteté de ceux du livre original, lesquels eux-mêmes sont loin d'égaler les produits des fonderies typographi-* ques de notre époque.

On distribuait aux visiteurs de rExposilion me page imprimée qui donnait ce renseigne^ ment : « M. Tabary, ancien bouquiniste (rue a Guénégaud), a eu Theureuse idée de faire « reproduire (en 1847) ce volume parle pro- « cédé litho- typographique de MM. Paul et « Auguste Dupont. Par ce moyen des frais

988 DIVERS S¥ftT£;ilE$ D£ lUSPROpUCTIOM

^ coQwlérabies ont été évités^ etc. » Au étaii cette note : a II sufât, pour reproduire <c un imprimé quelconque par le procédé litho- « typogi aphique^ de se procurer un seul exenu* u plaire de Touvrage ; chaque feuille est sou- « mise alteruaiivement à une préparation chiu mique et décalquée sur pierre lithographia que. Le tirage peut s'en opérer ensuite à « SfOOO exemplaires et plus^ avec une UUe a précision dans la forme des caractères , vicr guettes et ornements t qu'il est. difficUe de « distinguer la feuille reproduite par la litho- ^ typographie de Toriginal imprimé. » £xs^ gération de prospectus, qui n'empêche pas qu'un si gros volume reporté en entier sur pierre ne .soit un curieux tour 4e force lithographique.

Je signalerai encore un opuscule de 1635, reproduit par les mêmes à Périgueux en 1841.

C'est un petit in-8 de 82 pages et de 18 lignes & la page, intitulé : Histoire de ïincomparahk administration de Romiev, etc. A la fin, on lit : Beproduit par k procédé lith^typogror pkique Dupont , 1841 ; et plus bas, en très petits caractères ; Périgueux ^ lithogr. Dupont.

he titre de roriginal est gravé sur cuivre et enUmré d^mi cartouche à enroulements bizarmes. n pandt reproduit aYec assez de bonheur; toutefois, ce fac-^mile accuse une épreuve usée ou mal venue. Peut-être la gravure du modèle était^Ue d'un tirage défectueux. Quant aux caractères de tout le livre, italiques ou romains, et notes marginales , ils sont assurément lisibles, mais peu agréables à Tœil, vu leur bavochure; beaucoup de lettres, en outre, m^ont paru retouchées. Ensuite je ferai observer que cette copie est peut-être le premier exemple d'un livre reproduit en entier par voie de report sur pierre, et qu*on a rencontré, sans aucun doute, de grandes difficultés en raison de 1 hétérogénéité deFencre employée dans les anciennes impressions.

Cette invention ingénieuse , sintm féconde en résultats, semble avoir été oubliée depuis répoque surtout où lou appliqua la photographie sur papier à la reproduction des gravures. Ce fut en Ibâd que la litho-Qrpographie com* mença à attirer Tattention du public, à TExpo^ sition industrielle de cette auuée. La Presse contient à ce sujet des articles en date des 17

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