PRÉFACE
réparé une estampe quaDd ils vous la rendent
blanche comme neige avec le noir d'impression tonme au gris (1). C'est un acte de vandalisme emprunté au goût froid et siupide de ces badigeonneuFS modernes qui barbouillent de chaux ou de terre à poêle nos vénérables cathédrales^ Il faut désenfumer^ éclaircir au besoin les vieilles estampes, mais leur conserver, s'il est possible^ cette légère teinte* bisirée qui fait ressortir la beauté de Tépreuve , et donne du ton à Tensemble de la composition.
Donc, pour échapper aux vitriers, j'entrepris d'appliquer à la restauration des gravures les leçons de physique et de chimie puisées en 1829 aux cours de MM. Thénard et Gay*Lussac.
Après avoir souveat, pendant six ans, renouvelé mes expériences, j'en rédigeai par écrit le résultat, ahu d en faire part à mes anus et collègues en collections* Puis l'idée me vint qu'il y aurait
(1) Je ne prétends pas refuser à tous les vitriers-encadreurs le bon goût et Tadresse que rédame la restauration des gravures; mais les plus habiles sur ce point sont, je crois, les artistes , les collectionneurs , les marchands de vieilles estampes, eofiQ quelques personnes qui ont fait de la réparation des livres, estampes ou lableauî, une iodusUie spéciale.
m LA raBmSRB imim. 3
pins de générosité, pltis d'amour pour l'art et les reUques hiBtonques, à commuoiquer au pubUc les procédés que m'avaient révélés mes recherches, mes êamexàn ou le hasard.
Cet opuscule seaiblera eacore bien fucem^l^ auK connaisseurs expérimentés ; un 'habtte cbi- ' miste pourra le relaire un jour avec un succès qui réduira mes clTorls à une simple tentative; aussi je mebome à réclamer Tbonneur du premier pas, et rindiilgeiice du lecteur en faveur d'une idée utile et désintéressée en ce sens qu'en dévoilant mes procédés à tous mes rivaux, je me prive de Theureuse chance d'acquérir à bas prix des pièces fort curieuses, mais si dégradées, mais en apparence si hideuses sous les taches, les rides et les lacérations qui les défigurent, que nul n'aurait eu Tidée de me les disputer ^ vivement dans une vente.
Mon but est donc de contribuer, et cela à mon propre désavantage, à retarder, à prévenir la raine de ces monuments de l'histoire et de l'art si généralement mal appréciés il y a dix ans, et devenus aujourd'hui (1846) rares et recherchés.
J'ai puisé mes procédés chimiques dans les ouvrages les plus modernes, qui les indiquent ^rarement, mais mettent sur la voie pour les
4 PRfiràGB DE LA PRBMIfiRB ÉMnON.
tooiiver. Qaant i la partie que je Dommeiai aïo^ a^lolîM^ je la tcaîta umquement d'apirte mes propres essais, éclairés quelquefois des conseils de mes amis. Je penae que cet opuscule, tel
qu'il est, pourra être jugé neuf et âuâceptible de «mdone utilité.
£SSÀI
L'ABT DE RBSTAU&fiR LES ESTAMPES
liBMIBUfiB ET BEDBBSSàfiB DBS SSTAIPSS.
Quand une estampe est en parfiiit état sons tous les rapports, on n'a qu'à la conserver sous cadre ou eu portefeuille, comme je Tindiquerai au chapitre XII. Je suppose , dans tout le cours de ce traité, une estampe qui a tous les défauts possibles, et Je la fais passer successivement par telle ou telle opération capable de
6 0£DOUBLAGfi ET AfiDRES&A&fi
ramener à figorar sans trop de désavantage à
côté des estampes naturellement bien conservées. C'est donc pour prendre les choses dès i*origine que j ai rédigé d'abord le présent cha* pitre.
JJédcmUage. — Beaucoup d'estampes, celles surtout composées de plusieurs feuilles, telles que les vieux plans de villes, se rencontrent ordinairement doublées, c'est^-dire renforcées d'une feuille de papier ou de toile; quelquefois même elles sont triplées (1). Quand ce renfort a été mal appliqué, et c'est un cas fort commun , il faut d'abord procéder au dédoublagef soit pour le supprimer, soit pour le rétablir plus habilement. On commencera par plonger 1 estampe danft un bain d'eau froide^ la chaleur.
(1) Beaucoup d anciens dessins sans inscriptions sont realbroéi dé pldsiéora faidUes saperpoiées, foroNUit mi véritable carton, Uuancl on désire vivement connaître le sojet qnlls laprésenlant, oa peut, si laor aatore na s'y oppose pas, recourir au dedoublage, Od trouve quelquefois an rerso da dessin llndication dn snjet, une date ou un nom d'artiste. Ou a recouuu par ce moyen pins d'unaodan portrait d'édiflce détroit on depirsoiinage oiltike.
fifiS ESTAMPES. 1
sauf en certains cas que je signalerai, ne con* trit)aaat en rien an succès. Ce Jbain, dont ïeiïet est très innocent, doit avoir une durée de 12 à 24 heures, plus ou moins, suivant la ténacité ou Tépaisseur de la couche de colle qui a servi aa doublage. Au hout de cet espace de temps, si le dédûublage était difficile à pratiquer, la nature des papiers on celle de la cotte serait, comme je le démontrerai , l'unique cause de cette difûcuité.
, Bassines, — i Les vases les plus commodes pour cette opération sont des bassines en forme de quadrilatère oblong avec des rebords hauts de quelques centimètres. On peut en avoir de plusieurs grandeurs ; ce point est une affaire d'emplacement. La dimension moyenne et la {dus usuelle comporte 73 centimètres de long sur 56 de large. Il est peu de feuilles d aaiAesk format qui dépassent cette dimension ^ ou bien elles se composent de plusieurs, morceaux.
Les bassines les plus généralement em-»
ployées sont de zinc ou de cuivre étamé, m»« tières très convenables tant qu'il s'agit de leur faire contenir de Teau pure; mais il est souvent
8 DËDOUBLA.GE £T REDRESSAGE
nécessaire de mêler à Feau un acide on d'autres agents chimiques qui attaquent ces métaux, surtout si Ton fait chauffer le liquide. Le platine satisferait à tontes les conditions, mais son prix est infiniment trop élevé. Je conseillerai donc aux amateurs de se procurer , en vue de certaines occasions qui seront signalées^ une bassine de porcelaine non vernie. On en trouve aujourd'hui de toutes faites dans le commerce, à Tusage des photographes.
Pour vider commodément, sans être obligé de la déplacer, une grande bassine non munie d'un robinet, on peut se servir d'un siphon de verre assez court qu'on remplit, pour Yamorcerj du liquide même de la bassine, en Ty posant k plat. Ce tube de verre, en forme d'U à jambages inégaux, une fois amorcé , on bouche avec le pouce Torifice du jambage le plus long; puis on relève le siphon, on applique Touverture de la branche la plus courte au fond du liquide, et Ton maintient l'autre en dehors de la bassine, dont un des cêtés doit affleurer le bord de la table qui la porte. Dès qu'on ôte le doigt de Touverture bouchée, l'eau aspirée s'écoule dans un récipient quelconque placé au-dessous»
On devra aussi se procurer quatre supports <le bois reliés par des traverses ; on y posera 4'aplomb la bassine quand il y aura nécessité, comme il arrive souvent, de tenir chaud le li* quide qu'on y a versé. En ce cas on place sous le fond de la bassine un réchaud contenant des ^charbons alhimés. Avec quelques briques superposées on obtiendrait au besoin une disposition analogue.
Bien des vases, au reste, peuvent recevoir les estampes de petite dimension. J'ai souvent fait usage de plats oblongs et aussi de cylindres de verre nommés flûtes. L'un des bouts .de ces gros tubes est ouvert ; Tautre est un fond arrondi en forme de calotte. On le maintient debout en engageant le fond bombé dans du sable que contient une caisse.
J'ai aussi, en certaines occasions, employé, pour les grandes pièces , ces pots de terre hauts et cylindriques qui servent à mettré une ou deux voies d'eau (i). Dans ces sortes de va-
(1) Quand il s'agit de dédoubler oa de désunir dlm-
meuses estampes , composées d*an grand nombre de
que les anciennes oartes géographiques,
ses on roule Testempe avant de Ty plonger , ce qui a'a aucun iuconvénient : Teatampe se dé^^ roulQ d'eiie-môme, et l'eau tarde peu a alnâl* trer à travers les inlervalles des circonvolutions. Mais on conçoit que^ dans le cas où k liquide devrai!. tenir en dissolution quelques subsuaces chimiques assez chôres, cette forme de vase entraînerait à un excès de dépense»
Une bassine où la gravure est posée ù^plaS exige bien moins de liquide, puisqu'on peut ù volonté en diminuer ou eu hausser le niveau.
Quand on a laissé tromper pendant vingts quatre heures une estampe doubléSi ou remarque que Teau a pris une couleur jaune » assez foncée quelquefois pour ressembler à une. difr» solulioo de réglisse noire : c'est la teinte en<fumée du papier qui a été entraînée eu gcande paf lie. Il faut retirer la gravure avec beaucoup
de soiai, oraiote de déchirures* Si le papier ett solidsi on^renlève soit a plat, soit roulée^ dans
la moindre difficulté ; on la dépose et on Tétend sur une table, après Tavoir égouttéet; la
on les mst frenper dsns ua tonneau, dans aae baignoire, etc.
HES £SÏAMP£5* li
table ou la planche qui la reçoit doit être bleu nette et bien unie.
On étendra Testampe , en certains cas que j indiquerai^ ^ur ua-marbre de eonunode, une l^ce polie o^ une toile ç|rée^
Le côté gravé ou recto (1) doit toucher la taUe^ de-sorte qu'on ait sous les yeux le papier qui adhère au .verso. Voici le inot,i£ de ce pro* cédé : en règle, génjér^lei loiisqu'on dédouble on papier, même à sec, c'est toujours Cj^ini de dessu&qoi le plus* /swoflptibte de se lactoerj celui de dessops^ aïliestr^soUdement maintenu pendant le dédoublage i risque à peine .quelqixe& éiHMrchures.
Qaand les papîera juxtaposés sont tous deax assez forts ot formés d'une pâte bien eQCollée (absorbant difficilement une goutte d'eau), Topération marche toute seule ; il suffit de soûle* Ter par un coin le papier supérieur ; la colle détrempée reste déposée, à partage à peu près égal , sur les deux surfaces qui adhéraient* Il
(1) J^emploierai toujours le mot recto pour désigner ïwdroii de 1 estampe ^ et le mot verso quand U s^agirj» de Vmwm ou eôléblano.
12 DÉDOUBLAGË ET REORESSAGE
faut néanmoins agir toujours lentement : car, si lâ gravure était trouée ou lacérée en certains endroits, nn dédonblage trop prompt élargirait les trous on prolongerait les déchirares.
Si la feuille qui double une estampe tirée sur papier encollé était au contraire formée d'une pftte absorbante , elle ne se détacherait pas toujours d'une seule pièce; il faudrait, Testampe étant bien maintenue, Tenléver par lambeaux, ou même la réduire en une sorte de bouillie pour obtenir le dédoublage (1).
Pour cette opération comme pour beaucoup d'autres, je ne connais qu'un bon outil, le seul, pour ainsi dire, indispensable k Tamatettr:
c'est une de ces lames flexibles , amincies et arrondies à l'extrémité, dont les peintres font
(1) Une gravure tirée sur papier non encollé unie à un papier qui Test au contraire beaucoup grimace toujours ; le dédoublage est difficile et exige beaucoup de patience. Dans le cas , heareusement fort rare , ou Ton
aurait à réparer deux estampes adossées , également précieuses, on devrait agir lentement et prendre toutes les précautions possibles pour qne ni Tune ni iWro ne fût perdue. On les laisserait- tremper dans de Teau midntenae chaude et légèrement acidulée.
DES ESIAMm. 13
usage pour ramasser leurs couleurs sur la pa^ let4e, elles vitriers pour appliquer le mastic* Quand on s'est habitué à la manier, on s*en sert pour décoller « couper le papier « relever et apkmr les pUsi cic.
Quand le papier qui doublait Testampe est enlevé sor toute la aur&oe, on entraîne au moyen de la lame la miyeure partie de la coUe qui, est adhérente au verso, et, si Testampe se compose de plusieura morceaux , on les isole en giissant avec précaution rentrémité de la lame entre les deusL parties qui se touchent ; mais ccue dernière opération serait inutile on voulait doubler de noumu Testampe.
La raison de la diûlculté du dédoublage peut tenir quelquefois^ à la compositioa même de la ooUe employée, par exemple quand elle con~ tient de Talun ; mais le plus souvent elle provient de la nature du papier. Supposons une gravun? tirée sur un papier mince ci non eneoUé ; admettons que précédemment elle a été lavée au moyen d'un liquide dangereux par un réparateur ignorant ; enlin qu'elle a été conli^a* cùUée sur un papier qui réunit les mêmes dés* avantages, de sorte que la colle aura pénétré
14 DËDOUBLÂGE ET REDR£SSÂG£
assez profondément dans l'épaisseur des deux feuilles superposées; ajoutons, si Ton veut, des trous, des lacérations , des ptis très eom« pUqnés en tous sens : voilà le cas le pins critique où se puisse trouver une estampe au sortir de la bassine. Si Ton avait plongé dans Teau, sans pféeantions présdaUes^ on pareil assemblage, on courrait grand risque de ne plus éta* 1er sur la table qu'une masse informe, tournant en boniHie à chaque mouvement de la main, et presque aussi difficile à manier que les an*ciens papiri d'Uerculanum , ces rouleaux de mince écoroe ^réduits en paquets de cendre.
J'ai deux on trois fois été aux prises avec un pareil embarras ; le vif désir de conserver Festampe m'a seul inspiré le moyen de triompher. Ce n*est qu'après Tavoir laissée sécher à moitié, et à force de patience et d'adresse, que j'ai pu réussir miraculeusement à la sauver ; mais , au lieu de détailler les moye^is de sortir d'un si mauvais pas, j'indiquerai plutôt celui de le prévenir.
Au lieu de tremper l'estampe , on étendra à sec le recto sur un marbre, ou sur une toile cirée, bien à plat, autant que les plis le per-
metiroAt ; puis sur la leuiUe doublante coUée aa verso on passera doucement une éponge fine légèrement humectée^ de manière (pte'le pa^ pier oontrecoUé seul absorbe Tean ; au boutd« quelques minutes on Tenlèvera par parcelles^ en raclant, au moyen de la lame , avec beaucoup de préeantîoii, de peur d'écorcher le fond de Testampe ; à Taf^roche d'une lacération ou d'un trou, on redoublera de soins.
souvent employé ce moyen pour dédoih bler ou décartonner les dessins à la gouache ou au pastel, qui ne peuvent être humectés au recto. Mais ce procédé est extrêmement long quand Id surface est large ; j'en vais signaler un plus expéditif . Il consiste à laisser tremper l'estampe pendant douze ou vingt-quatre heures avec les précautions suivantes : soit qu'on la mette ft plat dans nne bassine ou qu'on la plonge roulée dans un vase cylindrique, on applique le recto, avant le mouillage, sur une forte toile ou sur un papier épais et bien en^ collé. Cette toile ou cette feuille auxiliaire doit outrepasser les bords de Testampe, car cette partie excédante servira à la retirer de l'eau sans inconvénients. On étale le tout à plat su^
16 DÉOÛUfiLAGË £T R£DA£SSAG£
une table, et, après en avoir ùté l'excès d'humidité avec un linge ou du papier buvard, on détache avec légèreté, au moyen de la lame, le papier qui double, le aeul qu'on ait sous les yeux. '
Il est rare, lorsqu'on a affaire à une estampe de grande dimension , qu'on n'en écoiehe pas un peu çà et là le verso , ce qui forme des éclaircies quelquefois si minces que l'encre d'impression semble n'avoir plus de papier pour appui. Ces éclaircies occasionneraient au recto des points disparates et désagréables dans le cas où l'estampe ne serait pas de nouveau doublée. On verra plus tard les procédés à suivre pour renforcer les éclaircies ; mais le mieux est de tâcher d'éviter qu'il ne s'en forme.
Quand après un long et pénible travail le papier de l'estampe a été réduit k l'état simpLa, on enlève de la superficie du verso le gros de la colle au moyen de la lame ; opération qu'il faut renouveler une ou deux fois: car, une cou^ cbe de colle détachée, une autre semble sortir des pores du papier. Pour enlever le tout complètement, le moyen le plus prompt , c'est de plonger l'estampe (bien entendu avec un papier
de soutien) dans de Teau maintenue bouillante,
qui entrainera toute la partie visqueuse de la colle, nommée gluten.
On gagnerait du temps à jeter de suite une eslampe doublée dans Teau bouillante. Pour moi, je préfère lea^ froide, qui réussit le plus souvent. L'excès de chaleur humide dispose ceitains papiers teès fins et non eneoUés & se réduire en bouillie au sortir de la bassine.
On conçoii que, si on a le dessein de doubler Testauipe, il est inutile d'ôter toute la colle, puisquU laudra en ajouter une nouvelle couche : on se borue en ce cas à racler les parties caillantes que pourrait former Tancienne.
Quand on veut conserver à Tétat simple Testampe dédoublée > ou en écrase les plis avec le plat de la lame ; on remanie à plusieurs reprises le papier, Fétirant comme font les tapis^ sîers pour tendre un tapis ; on remouille au besoin à l'éponge humide ; eniin, s il n'y a ni écorchure, ni trous, ni cclaircies, on met en presse comme je vais Tindiquer.
Bedrmage^ ou Mise en presse. — L'estampe étant encore à Tétat de moiteur, on en applique le verso sur upe table (je parle dans la suppo-
18 DËDOUBLAGE KT REDRESSAGK
sition où toute la ooHê aurait été enlévée) (1); puis on étend sur le recto, qu*on a sous les yeux, vingt ou ving^cinq feuilles de papier buvard d'une dimension assez grande pour déborder Testampe. Par dessus on pose k plat soit un carton épais et bien sec, soit une ta* blette de bois bien uaio qu'on surcharge de cinq poids, un au milieu et un ft chaque ooiii: Ces poids doivent peser environ deux kilos chacun ; on peut les remplacer par des cubes de marbre, par des flacons de verre contenant du plomb de chasse, etc« J'ai redressé plus de quatre cents estampes de cette manière. Pour accélérer lo séchage, je renouvelais quelqueluis le papier buvard au bout de quelques heures.
RefMsage. ~ Ce procédé est appltoable surtout aux pièces de petite dimension, pourvu que Tépaisseur du papier soit bien homogtae et qu'elles ne conservent au verso aucune trace
(1} S*U restait au vetso quelques j>arceiies ile colle, restampe , lorsqu'elle serait sèche, adhérerait au bols sur certains points. Ou peut 1 étendre sur un marbre; mais la dessiccation sera plus lente , puisque le marbre
n'absorbe aucune portion d humidité.
DBS ESTAMPES. 19
de coUe. Dans ces conditions) on peut repasser au fer chaud* Il fàut^ pour* éviter un degré de ehaleur qui roussirait l'estampe, essayer le i'er sur un papier sec et bien resiiuyer. On ne rapplique qu'au yerso, et cette simple opération suttit pour enlever les rides* Si les plis sont très pi'ôiioncés et rebelles, oh les humecte légèrement, en les exposant & la vapeur d'eau avant d'y appixyer le fer. Si Ton juge à proi:^s de repasser au recto, il est important d'interposer entre leferetrestampe un papier Joseph, sinon la graynre risquerait de contracter une sorte de poli asses^ disgracieux.
Lorsque CCS deux systèmes de redressage ac saffisent pas^ on a recours à un troisième plus parfait, mais qui n'est pas toujours applicable. Quand Testampe a une graude marge, on Fhum60t6,et on la colle, par les bords seulement, rar en fond de carton, A mesure qu'elle sèche, les moindres plis s'effacent, et elle se tend comme la peau d'un tambour. Si le papier était trop fin, ou d'une pâte peu tenace, il faudrait s abstenir, car il risquerait dé se déchirer en séchant, retenu par cette énergique tension. Quand la marge manque à l'estampe, on coite
20 DËDOUDUGK, ETG.^ DES ESTAMPES,
tout autour (uu vurso) dos Laiidiis, dont uno
portion y restera adhérente losq u'ou Taure dé« tacbâe du carton. Pour les détails de cette uj^ération, ju rcuvok aucbap. VIII, où U est ' traité du doublage des estampes à ftmd tmdu.
Les procédés indiqués daes ce chapitre sont I infaîiUbks quand on iôs exécute bien* Je recouimuudc uux amateurs de ne point se dépiter dans le cas où, encore peu eiercés, ils n^auraient pu obtenir du premier coup des résul«* tats saliâfuisantii. En attendant uno vciuu de patience, je dirai plus^ un moment d1nspi« ration, ils devront resserrer Testampe telle quelle i sans négliger surtout do bien s'assurer
de la pré^uncû dn tous lus morcouux qui la
composent. L'eau de lavage peut qnelqueMa détacher et entraîner des iragments d'un grand intérêt ; en certains cas, on fera bien, avant de la jeter, de la passer travers un tamis de toile métallique^
Cn8iinptfthim à Têtu firoîde de viagl-qualre heures SifBtle plus ^ouveui pour édaircir une vieille estampe , de sorte que celle que Ton a ■WMiiUfe^ dans lebttld'anopérar lAdédoiiUage, «oquiànaeii leiaps ou degnî de bkaciùaem convenable ; mais si, après deux ou trois ]Wfs de mouillore, die paraît encore d\ine iràile uop lonoâe el nuisible aux effets du bu- ^ xia^ onpeut^ pour la blaucbir davauiage, avoir neoiirs aux sai^tances cbimiques qui ont la propriété de dteenfomnr les estampes les plus