DE LA
Lorsqu'un malade est atteint d'une tumeur blanche avancée, avec dénudation des os , fistules multiples, suppuration abondante, et que la santé générale, s'aitérant profondément sous l'influence de déperditions incessantes, fait prévoir une issue fatale et prochaine ; ou bien quand un traumatisme a lésé gravement une articulation et expose le blessé aux accidents formidables des plaies articulaires, le chirurgien se trouve en face de deux partis à prendre.
Le premier consiste à sacrifier complètement le membre; il est radical et prompt : c'est l'amputation.
Le second, tout en débarrassant le patient des parties malades, tend à épargner les parties saines et à conserver un membre qui peut redevenir utile.
A côté de ces avantages, cette méthode a pour incon- . vénients de faire attendre longtemps ses résultats favorables et d'exposer aux récidives : c'est la résection.
La résection a été pratiquée sur certaines gTandes articulations assez souvent pour qu'on puisse apprécier la valeur thérapeutique de ce moyen chirurgical appliqué à ces jointures ; mais il est une articulation sur laquelle elle été essayée beaucoup plus rarement ; nous voulons parler du poig^nat.
1867. — Folet. I