‹ De la résistance des pièces rivéesChapitre 26 sur 28 · MODE DE RUPTURE DES TÈTES TROP FAIRLES · texte numérisé non relu

MODE DE RUPTURE DES TÈTES TROP FAIRLES

Nous avons vu que, lorsque l'épaisseur do la tête des rivels en acier était insuffisante, la rupture se faisait suivant un tronc de cône.

Fig. 50. — Premières déformations précédant la rupture des têtes trop faibles.

Pour le rivet de 25-26 millimètres, ce tronc de cône a 26 millimètres de diamètre à la base et environ 20 millimètres de diamètre à la petite base et environ 11 millimètres de hauteur. La surface de rupture est donc d’environ 810 millimètres carrés.

La section du rivet est de 520 millimètres carrés.

Il faut donc en chiffres ronds une section plus grande de plus de 50 p. 100

quand la rupture se fait par cisaillement de la tète que lorsqu’elle s’effectue par traction du fût.

Ainsi dans mes essais de rivets en acier n° 18 d’une résistance moyenne de 46 kilogrammes par millimètre carré après rivetage, la résistance à la rupture par traction dans le fût est donc de 46 kilogrammes par millimètre carré et

la résistance au cisaillement par rupture dans la tète est de

24 000 ~mT’

soit 30 kilo¬

grammes environ.

Or la résistance au cisaillement entre lames d’acier parallèles, pour un acier de 46 kilogrammes traction, est de 23 kilogrammes environ par millimètre carré.

La résistance, dans le mode de rupture des têtes, constatée de 30 kilogrammes dans le cas considéré, est donc comprise entre la résistance au cisaillement : 23 kilogrammes et la résistance à la traction : 46 kilogrammes.

La figure 30, qui montre les premières déformations de ce mode de rupture, indique Lien qu'il y a à la fois les deux phénomènes, cisaillement au collet et traction dans le haut du tronc de cône.

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