CONCLUSIONS
Les constructions métalliques ont à supporter des chocs, en plus, des efforts statiques pour lesquels elles sont calculées. La quantité de travail produite par ces chocs doit être absorbée élastiquement par la construction, sinon il y a déformation permanente locale et, si les chocs sont souvent répétés, il y a détérioration rapide.
Quand l'ouvrage d’art résiste par adhérence des tôles, celles-ci sont solidaires et peuvent être considérées comme si elles étaient soudées ; c’est alors une grande masse de métal qui reçoit le choc et l’effort maximum instantané qui en résulte est relativement faible par unité de volume puisqu’il est réparti sur toute la masse de métal en prise (p. 633).
Quand, au contraire, c'est par cisaillement des rivets que résiste la construction ; elle ne tarde pas à ferrailler et à se détériorer.
Il importe donc, au plus haut degré, de produire au rivetage le maximum d’adhérence et, pour spéciiier les conditions à remplir afin d’obtenir ce résultat, il faut connaître les influences qui font varier les valeurs de l’adhérence.
La température de pose n’a aucune influence, contrairement à ce qui est généralement admis; il y a tout intérêt à chauffer les rivets à une température relativement basse, 900° par exemple, pour obtenir un meilleur remplissage des trous et ne pas risquer d’altérer la qualité initiale du métal (p. 670).
La température maximum atteinte pendant le chauffage a, au contraire,
une très grande importance, car elle peut' détériorer la qualité initiale du métal du rivet et le rendre souvent fragile, même si, au moment de la pose, la température est descendue au degré convenable (p. 671).
Il y a donc lieu d’imposer, (Y une manière absolue , le chauffage sur sole au four à réverbère pour obtenir sur toute la longueur du rivet une température égale 11e dépassant pas 900° environ.
La limite cl élasticité du métal du rivet, après rivetage , est un des éléments les plus importants et un des plus faciles à déterminer en s'inspirant des résultats donnés aux tableaux nos 4 et o (p. 674).
Il faut proscrire les aciers spéciaux au nickel, au chrome, etc., dont le point de transformation trop bas empêche d’obtenir une résistance à l’adhérence suffisante, alors que les aciers ordinaires au carbone, cinq ou six fois moins coûteux, donnent au contraire une résistance à l'adhérence assez élevée et très satisfaisante (p. 673).
L’état des surfaces des tôles en contact a une inlluence sensible sur l'adhérence; mais en pratique il n’y a pas lieu de modifier l’état des surfaces des tôles brutes de laminage (p. 677).
L’état plus ou moins parfait du dressage des surfaces des tôles en contact a une inlluence sur la résistance à l'adhérence ; il faut exiger un planage parfait et un contact absolu, même avant tout serrage par les boulons de montage (p. 678).
La longueur de la tige du rivet n’est pas une cause de diminution de serrage comme beaucoup d’ingénieurs le pensent; au contraire de longs rivets donnent le maximum de résistance à l’adhérence; à condition que le retrait ne soit pas compensé par l’affaissement des tôles nombreuses et mal planées.
La durée de la pression maintenue pendant le rivetage permet d’obtenir une augmentation de résistance à l’adhérence d’au moins 10 p. 100 (tableaux nos 4 et 5) et dans certains cas, cette augmentation peut atteindre 60 et 100 p. 100. C’est ce qui explique que certains constructeurs anglais ont appliqué à leurs riveuses un dispositif automatique pour maintenir la pression le temps voulu : 40'' à 60" (p. 682).
Il y a actuellement divergences dans les formes et les dimensions des têtes et rivures prescrites par les cahiers des charges (p. 691).
Il y aurait de grands avantages à unifier la forme et les dimensions des tètes et rivures. On pourrait prendre pour bases les résultats des expériences décrites qui m’ont conduit à cette conclusion pratique que la tête ayant le volume le plus réduit et d’une résistance supérieure à celle du fût est la tête hémisphé-
rique au rayon— — ^ avec une légère dépouille à la base (p. 708).