‹ De la résistance des pièces rivéesChapitre 8 sur 28 · INFLUENCE DE LA LONGUEUR DE LA TIGE DU RIVET · texte numérisé non relu

INFLUENCE DE LA LONGUEUR DE LA TIGE DU RIVET

La grandeur du retrait total dû au refroidissement d’un rivet posé à une température donnée est proportionnelle à la longueur du fût du rivet. De sorte que des rivets faits d’un même métal, chauffés à la même température, 900° par exemple, et serrant des blocs indéformables de 1, 2, 3 centimètres, etc. d’épaisseur, donneront une même pression de serrage quelle que soit cette

épaisseur. Celte pression dépendra de la limite élastique du métal dérivé (sauf dans le cas de certains aciers spéciaux, ainsi qu’il a été dit (p. 28) à propos de rintluence de la limite élastique du métal) parce que le retrait du rivet est plus grand que son allongement élastique.

Mais si le bloc rivé n’est pas indéformable sous la pression, s'il est constitué par des feuilles de tôle qui s’affaissent d’une quantité plus ou moins importante, alors une partie du raccourcissement par le retrait correspondra au rapprochement des feuilles de tôle comme nous l’avons dit précédemment.

Si ce rapprochement est complet avec un affaissement petit par rapport au raccourcissement total du fût, la tension sera encore égale à la limite élastique du métal dérivé ou tout au moins voisine. Si, au contraire, l’affaissement total des tôles, au rapprochement par le rivet, est plus grand que le retrait total du fût du rivet, il n’y a alors aucun serrage des tôles.

Dans la pratique on se trouve généralement entre ces deux limites extrêmes et le serrage est d’autant plus énergique que le rivet est plus long pour un même nombre de feuilles serrées ou bien qu’il y a moins de fouilles serrées pour une même longueur de rivet.

Les résultats des expériences portés aux tableaux nos 8, 9, 10 et 11 confirment ces faits.

Ainsi pour un même nombre de trois feuilles, l’effort de serrage est plus grand (puisqu’il produit une adhérence plus grande) quand l’épaisseur serrée est plus grande (tableaux 8 et 9). Et (tableaux 9 et 10) pour une même épaisseur serrée, l’effort de serrage est plus élevé quand le nombre de tôles est moindre.

Aussi les expérimentateurs ont généralement constaté que, pour des grandes longueurs de rivets, on trouve une plus grande résistance au glissement, parce que, en général, les grands rivets réunissent des pièces plus épaisses donnant lieu à moins d’affaissement; et ce n’est pas, comme on l’a cru, une conséquence d’une plus grande contraction d’un rivet plus long.

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