‹ De La Résistivité Électrique Des Eaux MinéralesChapitre 13 sur 30 · II. — Chlorurées sulfatées · texte numérisé non relu

II. — Chlorurées sulfatées

LUXEUIL (Jaute-Saône). (Source des Dames.) . L'eau sourd à 43°7 (d’ap. Willm).

Echantillons à fermeture métallique.

Analyse de Willm, /880-1881.

Minéralisation totale : 1 gr. 1552.

Composition élémentaire par litre de l’eau

de la source des Dames.

Ions positifs Ions négatifs Sodium 0 gr. 3530455 Chlore. 0 gr. 479214 Potassium. 0 gr. 02699 Sulfurique 0 gr. 1079 Manganèse 0 gr. 001669 Carbonique . 0 gr. 061183 Magnésium 0 gr. 0004 Arsénique 0 gr. 0004945 Calcium 0 gr. 03 Silicique . 0 gr. 0864 Lithium. 0 gr. 001021 Rore te etre ces.

Fer . O gr. 001543 Fluor,is 4u —

Cette eau nous a donné une résistivité moyenne de D58w14.

L'examen de divers échantillons de la même eau

nous a donné les chiffres extrêmes suivants :

Résistivité minima : 591,67

Résistivité maxima : 57/09

LUXEUIL (Haute-Saône). (Source du Grand-Bain.)

Cette source comprend deux griffons et est constituée par le mélange de la source du Réservoir et de la source des Etuves qui sourdent aux températures respectives de 51°5 et de 525.

Analyse faite par Willm en /880-/881.

Les échantillons examinés étaient fermés métalliquement. |

Minéralisation totale du mélange : 1 gr. 1673.

Composition élémentaire par litre de la source

du Grand-Bain.

Ions positifs É [ons négatifs Sodium. . . 0 gr. 3342 Chlore .… .. : 0 gr. 4681 Potassium . . O0 gr. 04124 Brome 1..." traces, Pithium\.-t".-1%0Ls6r. 0012 Tode I) Ltraces:

Magnésium. . O0 gr. 00094 Sulfurique. . O gr. 1045 Calcrom ee. 0" »er. 0281 Carbonique . 0 gr. 0580 Pertes narte e LOter. 00105 Silicique . : O0 gr. 0924

L'examen de divers échantillons de la mème eau

nous a donné les chiffres extrêmes suivants :

Résistivité minima : D62w03 Résistivité maxima : 989,22

Toutes les données qui précèdent sont le fruit d’ex -

périences faites avant le mois de novembre 1911. Poirot-Delpech 4

AB Te

Or, en novembre 1911 le massif des Vosges est violemment ébranlé par des secousses sismiques; pensant, à juste titre, que les eaux « plutoniennes » de sa station pouvaient être quelque peu modifiées dans certaines de leurs propriétés par ces bouleversements profonds, M. le Directeur des Eaux de Luxeuil exerce immédiatement une surveillance spéciale sur ses sources.

Il ne constate d'anomalies qu’aux griffons de la source du Grand-Bain ; la température de l’eau s’est élevée de quelques dixièmes de degré centigrade.

M. le Directeur des Eaux de Luxeuil nous envoie, à ce moment, quelques échantillons d’eau de la source du Grand-Bain, nous en recherchons avec soin la résis-

tivité et nous trouvons les chiffres suivants :

Résistivité moyenne : 602w17

Résistivité minima : D89w22 Résistivité maxima : 609694

Si nous comparons ces derniers chiffres à ceux fournis par les expériences faites sur l’eau recueillie avant les accidents sismiques, nous constatons une augmentation de la résistivité dans l’eau actuelle ; nous avons le droit d'en induire que le nombre des « ions » dissociés dans l’eau du Grand-Bain a quelque peu diminué.

Cette constatation nous a semblé intéressante à noter, elle montre tout l'intérêt que pourrait présenter la surveillance fréquente des sources par la méthode de la résistivité électrique.

Nous sommes persuadé que si les Directeurs des

Etablissements adoptaient le tour d'esprit méthodique

du Directeur des Eaux de Luxeuil, nous pourrions peu à peu percer à jour le grand problème de l’évolution de nos sources thermales.

Nous fûme amenés à reprendre ces expériences sur la source du Grand-Bain et voici dans quelles conditions :

Le 1* avril dernier, quelques journaux de Paris annonçaient qu’une nouvelle secousse sismique avait été ressentie, la veille même, dans le massif vosgien.

Immédiatement nous sollicitons à nouveau quelques échantillons de l’eau du Grand-Bain. En nous adressant ces nouveaux flacons on nous apprend que la secousse sismique relatée par les journaux parisiens n'avait été qu’un simple orage.

L'examen de la résistivité de l’eau du Grand-Bain perdait ainsi beaucoup de son intérêt, néanmoins nous la pratiquons et faisons les intéressantes constatations suivantes : tous nos résultats d’expériences s’échelonnent entre la résistivité minima de 564 ohms 62 et la résistivité maxima de 588 ohms 16.

La résistivité de l’eau du Grand-Bain était donc revenue le 3 avril 1912 à des chiffres voisins de céux que nous donnait l’examen de l’eau puisée en septembre

Les variations notées à la suite des secousses sismiques de novembre 1911 n’avaient donc été que passagères.

Notons bien le fait que la source du Grand-Bain de Luxeuil est constituée par le mélange de la source du Réservoir et de la source des Étuves qui sourdent à des

températures différentes ; on peut donc supposer que,

AU NEA sans que la minéralisation de l’une ou l’autre de ces sources ait varié, le seul changement de la proportion de leur débit (une des sources voyant son débit augmenté ou diminué par suite du mouvement sismique) suffit à expliquer les variations de température et de résistivité que nous venons de signaler. Cette interprétation n'a que la valeur d’une opinion, les faits seuls sont à retenir : Ils démontrent que l'examen soigneux et répété de la résistivité électrique de l’eau du Grand- Bain de Luxeuil nous a permis de suivre les variations passagères que des secousses sismiques ont fait subir à cette source et de constater qu'actuellement la minéralisation de l’eau du Grand-Bain est redevenue ce

qu’elle était avant novembre 1914.

IT. — Chlorurées sulfurées

URIAGE (/sère).

L'eau sourd, au griffon, à 27°.

Echantillons bouchés au liège.

Analyse de Willm, /888.

Minéralisation totale, 9 gr. 7010.

Composition élémentaire par litre de l’eau d'Uriag'e.

Ions positifs

Sodium Potassium Magnésium Calcium Lithium

Fer.

ko

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