TRAITEMENT DE L'OBÉSITÉ
L'obésité est le développement exagéré du tissu adipeux. Normalement il y a un équilibre entre les matériaux apportés par l’alimentation et leur consommation ; l'obésité résulte soit de l'apport exagéré de ces matériaux, soit de leur utilisation insuffisante ; c’est-à-dire que la suralimentation et la vie sédentaire sont deux facteurs concourant à l’obésité.
L'obésité se présente sous des formes assez diverses comme l’a très bien observé le D: Ruffer; il est nécessaire de;connaitre ces diverses formes, car le traitement à leur opposer est très différent.
1° L’obèse floride, haut en couleurs, aux chairs fermes et bien remplies, doué d’une certaine activité physique et d’une bonne résistance corporelle.
2° L’obèse pâle, aux chairs bouffies et molles, toujours languissant et qui souffre d’une égale apathie dans l’ordre intellectuel et physique : c’est là une tare héréditaire souvent sous la dépendance d'une insuffisance thyroïdienne, tandis que la première est due à l'habitude des excès alimentaires jointe à l’insuffisance des exercices physiques.
3° A côté de ces deux types classiques, il convient
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de signaler une troisième façon d’être obèse, c’est-àdire d’être lourd. Ceux-là ont un poids respectable
et un ventre volumineux sans qu'il s’agisse réelle-
ment d'obésité. Ce sont tous ces individus qui, vers la cinquantaine, présentent un développement parfois monstrueux de l’abdomen alors que le panicule adipeux qui recouvre leur musculature est à peine augmenté d'épaisseur. Ils pèsent 80 à 100 kilogrammes, ont 110 à 130 centimètres de périmètre thoracique, alors que les bras et les cuisses sout à peine gras avec des masses musculaires plutôt grêles. Il s’agit dans ce cas d'infiltration générale de toute la cavité abdominale due à une stase sanguine dans le système des veines mésaraïques. Cependant le panicule adipeux de la paroi, le tissu graisseux du péritoine et de l’épiploon subissent une augmentation de volume, mais cette graisse néoformée est assez lâche et surhydratée.
Quel sera donc le traitement de l’obésité floride et des faux obèses ? ne nous occupant pas de l'obésité pâle, relevant d’un traitement endocrinien.
Pour répondre à cette question, nous nous permettons d’énoncer quelques principes donnés par le docteur Ruffier dans un article paru en 1905 dans la Calture physique. !
Il dit que:
1° Il y a insuffisance des cures usuelles de l'obésité par les régimes restreints qui ; elles, ne font maigrir qu’en déprimant le sujet et aboutissent fatalement à
la récidive ;
2° Les sudations provoquées déshydratent, mais
n’amaigrissent paë ; ;
3° L'exercice non méthodique ne peut faire maigrir si on le prescrit à la faible dose que peut supporter l’obèse. Il présente de graves dangers à haute dose ;
4° Le muscle en travail détruit la graisse qui l’environne et l’infiltre.
5° Un obèse ne peut réellement maigrir que lorsqu'il a reconstitué sa musculature ;
6° La cure de l'obésité par la culture physique a des effets plus apparents sur le volume que sur le poids du sujet ; |
7° Enfin la cure ainsi obtenue est stable, parce que l’homme musclé se plaît aux exercices du corps qui le préservent dorénavant de l’obésité.
C’est dire en un mot que la cure de l’obésité est justiciable avant tout de la myothérapie, c'est-à-dire du développement musculaire. Evidemment on ne peut nier que la diète «de Guelpa », les sudations sont inutiles, mais elles sont trop pénibles et le sujet préfère rester gras.
Toute autre est la méthode basée sur l’accroissement des masses musculaires qui, parvenues à un certain degré, sont incompatibles avec la surcharge graisseuse. Or cette graisse se trouve, nous l’avons dit, surtout au niveau de la paroi abdominale dans le tissu cellulaire sous-cutané, et dans l'épiploon. C’est pourquoi nous devons donner à nos sujets une paroi abdominale résistante et bien musclée : c’est ce que
nous réaliserons par une gymnastique abdominale méthodique.
De plus, l’obèse ne sait pas respirer, on l’éduquera donc également de ce côté, car sans cela aucun exercice n’est possible. |
Gymnastique respiratoire. — Elle se borne à demander au sujet d’inspirer lentement par le nez, la bouche fermée, tout en gonflant l'abdomen, puis d’expirer lentement en creusant l’abdomen. Cette méthode que nous avons indiquée dans le traitement de l’aérophagie est ici très importante également, car l’obèse a une capacité respiratoire amoindrie ; l'expiration doit se terminer par une contraction énergique de la paroi abdominale qui refoule en haut le diaphragme ; c’est cette partie de l'acte respiratoire qui est impossible à exécuter chez l’obèse parce que sa paroi est distendue.
Massage abdominal. — Tout d’abord on aura recours au massage abdominal qui, sans être brutal, doit être profond et avoir pour but non seulement de malaxer les couches adipeuses superficielles, mais aussi de brasser tout le contenu de l’abdomen (épiploon en particulier).
Ce massage devra être continué pendant tout le mois, puis le malade s’entraiînera à respirer comme nous venons de le dire dans la station verticale et enfin dans la position genu-pectorale le sujet pratiquera ces mêmes mouvements respiratoires qui sont plus difficiles car, sous l’effet de la pesanteur, la paroi abdominale tend à tomber inerte vers le sol,
A ces mouvements s'en siontont a'abtreaté que e nous
avons énumérés dans le chapitre consacré aux exercices physiques en général ; nous n'y revenons pas À et nous nous contenterons de dire qu ici ils seront accomplis avec bénéfice p Her l'obèse. =
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TRAITEMENT DU VARICOCÈLE
Le varicocèle est une tumeur constituée par la dilation variqueuse de veines spermatiques.
Etiologie. — Les causes du varicocèle qui furent tour à tour incriminées sont nombreuses : l’hyperémie génitale de la puberté, la masturbation, la danse, les marches forcées, la compression des vêtements serrés, etc. Toutes ces causes sont négligeables : elles ont tout au plus une action auxiliaire.
Deux causes principales sont surtout à considérer :
y° L’altération, la dilatibilité des veines, ce que Périer appelle le « défaut de qualité d’étoffe veineuse » ; il faut ajouter à cela le rôle des difficultés circulatoires et des défectuosités anatomiques particulières au système veineux des plexus spermatiques. Dans ce système anatomique le régime circulatoire est aisément troublé en raison de la déclivité des faisceaux veineux.
20 Une deuxième cause qui est très importante, c’est le rôle que doit jouer la tunique dartoïque ; c’est là un appareil suspenseur des bourses qui, s’il se relâche, permet la déclivité extrême des testicules et par là même l'allongement de Ia colonne sanguine veineuse et l’augmentation de la gène circulatoire.
Symptomatologie. — Trois types de varicocèle
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sont à envisager : le variocèle aigü : il apparaît chez les jeunes soldats. Le varicocèle quirestestationnaire de nombreuses années et qui à la suite d’un excès, d’un abus d’un ou effort se déclare. |
Dans ces deux types le signe important est donné par la palpation ; la tumeur prise entre les doigts donne la sensation d’une masse pâteuse, molasse, en rameaux pelotonnés ou en amas lombricoïdes.
L'inspection ne donne que peu ou pas de signe d'aug-
mentation de volume ; quant aux symptômes fonctionnels ils sont nuls ou minimes ; sensations légères de poids et de gêne dans les bourses, tiraillement du cordon.
Le troisième type est le varicocèle douloureux : le symptômedouleurest prédominant et presqueunique, car en effet le varicocèle est généralement petit, ne donnant à l'inspection et à la palpation que le minimum de sensation. Par contre les douleurs spontanées et provoquées sont très fortes : elles surviennent par accès et siègent dans le scrotum avec irradiation dans les lombes, vers les reins et le périnée.
Traitement. — En général le traitement dans les cas légers consiste dans le port d’un suspensoir afin de diminuer la gêne fonctionnelle qu’occasionne le varicocèle. Mais ce n’est là qu'un traitement palliatifet correctif.
Celui que nous proposons sera surtout préventif : il se fonde sur le principe suivant : permettre au crémaster d’être suffisamment puissant afin d'éviter le relâchement des tuniques serotales,