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gaz créera un échange entre l'air alvéolaire riche en oxygène et le sang pulmonaire riche en acide carbonique. Dès lors l'oxygène se dissoudra dans le plasma où sa tension augmentera progressivement de telles sorte que grâce à cette tension croissante, l’'hémoglobine se transformera en oxyhémoglobine.
En résumé, ces quelques notions de physiologie empruntées à Gley et Arthus, principalement nous prouvent: que la respiration est essentiellement
composée de deux temps: Inspiration et Expiration ;
que l'inspiration est la période active ou de travail et que l'expiration est la période passive où de repos; enfin que c’est grâce aux échanges gazeux se faisant au niveau des poumons que le sang se revivifie.
De cette théorie classique ne peut-on pas se demander si en plus de l'inspiration active et de l’expiration passive, on n’est pas en droit d'espérer plus au point de vue respiratoire.
Du côté inspiratoire, plus éduqués seront les muscles inspirateurs, et plus riche et plus grand sera l'apport de l'oxygène dans les poumons ; par conséquent plus grande sera l’hématose pulmonaire.
Du côté expiratoire, n’y at-il pas plus à faire ? De cette expiration uniquement passive, ne serait-il pas possible de la transformer ou du moins de l’augmenter d’une expiration active ? Ge serait là un gros avantage au point de vue respiratoire car le rejet d'acide carbonique serait plus grand, peut-être même que cét air alvéolaire que l’on n'arrive pas à chasser et qui est riche en acide carbonique, dispa-
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raît grâce à une éducation fonctionnelle des muscles expirateurs. | Comment obtenir cette inspiration forcée normale et comment obtenir cette expiration active, c’est ce que nous étudierons plus loin. Cependant de suite nous pouvons annoncer que le type normal de la respiration est le type diaphragmatique: en effet,les sportifs savent | que pour bien respirer il faut avant tout se servir de sa paroi abdominale, qu’il faut l’entraîner à se contracter, c’est là le fait inconscient chez eux et qui physiologiquement s'explique aisément, étant donné que nous savons quele diaphragme est le muscle le plus important de la respiration. Les athlètes complets, c’est-à-dire qui pratiquent tous les sports et font entre autres des sports violents : course, boxe, natation, n’ont pas le type costal inférieur, mais uniquement le {ype diaphragmatique ; ils respirent de leur diaphragme en contractant leur paroi abdominale à l'expiration. Parmi ceux-ci de nombreux seraient à citer, mais le plus en renom, étant donnée sa carrière sportive glorieuse est Géo A..., qui de nombreuses années remporte championnats sur championnats. Cet athlète, examiné par le D' Lignac présente la plus belle respirationabdominale etdiaphragmatique que l’on puisse rêver ; son expansion expiratoire est énorme puisqu’elle atteint 11 centimètres (chiffre exceptionnel). De cette observation nous pouvons conclure que: La chose capitale est la paroi abdominale forte au point de vue expiratoire et non pas au point de vue
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inspiratoire. En effet, si paradoxal que cela puisse paraître, si la paroi abdominale résiste pendant l’inspiration, le diaphragme rencontre au moment de son abaissement inspiratoire la résistance des viscères abdominaux maintenus par la sangle abdominale forte, de sorte que, pour favoriser l'inspiration diaphragmatique, la paroi abdominale doit se laisser, sans violent effort du diaphragme, projeter facilement en avant.
Ainsi n’est pas accru l'effort inspiratoire du diaphragme. La contraction des muscles pariétaux abdominaux contrarie la contraction du diaphragme au moment de l'inspiration. Donc gros intérêt de chercher au moment de l'inspiration, l’énertie, V'h)y-potonie de Ja sangle abdominale.
Au contraire, au moment de l'expiration : si la sangle abdominale reste molle, c’est avec difficulté que se fera le mouvement d’ascension du diaphragme, sur lequel portera non seulement le‘travail respiratoire, mais tout l'effort d’élévation des viscères abdominaux. [l u’en sera pas ainsi si la sangle abdominale fortement contractée ramène en haut les viscères abdominaux, le diaphragme sera soulagé d'autant et l'élévation expiratoire de ce muscle pourra être beaucoup plus marquée, et en tout cas beaucoup plus facile.
Donc au moment de l'expiration: rechercher la contraction forte des muscles de la paroi abdominale.
Conséquence. — Pour faciliter l’incursion du dia-
phragme il faut : au moment de l'inspiration une paroi abdominale qui se laisse projeler en avant, souple et non résistante contractée et dure.
Si la paroi abdominale mal éduquée reste contractée et dure au moment de l'inspiration (cas des sportifs à muscles abdominaux durs et résistants) il faut avoir recours pour assurer une bonne ventilation pulmonaire à la respiration costale qui suppléera à l'insuffisance d’abaissement du diaphragme, pour augmenter la capacité inspiratoire thoracique.
On peut donc dire que: la respiration costale est la conséquence de l'erreur de la paroi constamment dure et d'un mauvais entraînement respiratoire de la paroi (exemple de la respiration costale supérieure
chez les femmes à à | corset, suppléant fonctionnelle-
ment la paroi).
Le type costal est un type de non dû à la déformation fonctionnelle de la paroi abdominale. L'éducation respiratoire consisterait donc à relâ-
cher au maximum la paroi abdominale pendant l’ins-
piration pour la contracter au maximum pendant l'expiration et ainsi persisterait le type abdominal de la respiration qui permet les exploits sportifs remarquables.
Conséquence. — L’entraînement des muscles de la paroi doit se faire en expiration.
Etude radioscopique du diaphragme
Comme nous le faisait penser la physiologie, le diaphragme au point de vue radioscopique est le muscle qui sous l’écran dévoile encore plus grandement son importance dans le mécanisme de la respiration : |
D’après M. Mingot dans une étude sur la Phrénoscopie, les meilleurs respirations, celles qui avec le minimum d'effort ont le maximum de rendement, sont celles qui s'effectuent avec le diaphragme. Les gens habiles respirent du diaphragme; qui ne se sert pas du diaphragme pour respirer est un riche qui vit chichement, sans utiliser son capital.
Aïnsi, devant l’image radioscopique du thorax, nous nous trouvons en présence d'un centre d’une extrême activité : cœur, diaphragme Ce dernier s’abaisse hors de l'inspiration, élargit les sinus costodiaphragmatiques, déforme le thorax, allonge le cœur qui repose sur lui. La contraction phrénique terminée, le diaphragme remonte, les côtes retombent, le thorax prend la forme du repos.
Une étude faite par M. Mingot dans un article paru dans le Journal français, nous permet de concevoir nettement cet examen radiologique du diaphragme : En effet dit M. Mingot s’il est en radiologie des nuages d'organes difficiles à voir, l'ombre du diaphragme n’est pas de celles-là. La limite inférieure
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du thorax s'impose au premier coup d’œil sur l'écran.
La grande visibilité du diaphragme est le fait du
contraste qui différencie la transparence du poumon et l’opacité du contenu abdominal.
Le diaphragme est du muscle strié qui subit constamment une déformation en rapport avec le mouvement qu'il régit. |
Anatomie radiologique du diaphragme. — De face et de dos, l'aspect du diaphragme ne diffère guère. De face ou de dos le diaphragme a la forme d’une coupole sur le centre de laquelle repose l’ombre cardio-péricardique. A la vérité, le cœur n'est pas au milieu du diaphragme, il le sépare en deux parties inégales qui présentent une physionomie si bien individualisée qu’elles méritent le nom de diaphragme droit et de diaphragme gauche.
Avec la paroi externe du thorax le diaphragme forme les sinus costodiaphragmatiques.
Quand le diaphragme se contracte à moins que la respiration soit uniquement costale le centre phrénique, la coupole descend et le sinus s’éclaire. L’amplitude du mouvement dépend de lénergie de la contraction et du type respiratoire, elle atteint un maximum quand la respiration est faite par des sujets puissents à type respiratoire purement diaphragmatique. z
En effet et nous l'avons observé très nettement au cours de nos expériences et de nos observations (les observations qui vont suivre sont celles de camarades, très bien portants, bien développés et qui
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voulurent bien se prêter complaisamment à notre * étude).
Calques radiographiques
OBsErvATION I. — M. J..., avant tout entraînement spécial présente une expansion respiratoire (différence entre l'inspiration et l'expiration forcée) de : 3 em. 1/2.
Après un entraînement méthodique, journalier comme nous l’indiquons. À une expansion respiratoire de 9 centi-
mètres c’est-à-dire augmentée de : 6 cm. 1/2.
OBsEeRvATION It. — M. B...
Avant entraînement : Expansion respiratoire de 4 cm.
Après — — 10 cm.
Différences: 6 centimètres
OBsERvATION III. — M. L...
Avant entraînement : Expansion respiratoire de 5 cm.
Après — — 9 CM.
Différences : 4 centimètres
OgsErvarTioN IV. — Sur nous-mêmes :
Avant entraînement : Expansion respiratoire de 5 em. e-
Après — — 10 cm.
Différences : 5 centimètres
Un fait donc est absolument certain c’est l’augmentation de la ventilation pulmonaire. D'ailleurs les bénéfices de cet entratnement ayant duré seulement trois mois confirment bien l’avantage de cette respiration abdominale.
Pour le premier M. J..., bon nageur antérieurement, il trouve qu’il peut soutenir plus longtemps, avec beaucoup plus de facilité et plus rapidement,une nage vite.
avons obtenu également un bien meilleur rendement. Le 100 mètres que nous courions en Ho ra secondes, nous avons pu lecouriren 11 sec. 4/5 ce
“rcelle grande amélioration à ce qu’ au lieu de respirer x
Pour nee et nous-mêmes coureurs à are. nous
grosse différence de temps. Et nous avons attribué
trois fois pendant le parcours nous arrivons mainte- j nant à ne rendie haleine que deux fois. mises à notre ventilation plus grande. LUXE