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vait encore lorsque. se sont 5 les faits pour lesquels il est pOur e suivi.
20 a ot à cette lésion encéphalique, ses facultés intellectuelles ont subi un amoindrissement notable, qui ne va pas cependant jusqu'à l'état de démence apoplectique. .
3 Il doit être considéré comme irresponsable presque complètement
des actes Lu luisont reprochés.
Dans ce chapitre d'analyse médicale nous avons côtoyé les frontières de la folie, remontant toujours à la cause, Sans prétendre envisager les mille et un aspects que peuvent revêtir les troubles de l’esprit. Pour le public, la démarcation entre l'insanité et la raison est au mur de l'asile ; pour le médecin, cette ligne si précise est un vaste
territoire où se posent à chaque instant d'obscurs et émouvanis pro-
blèmes de psychologie.
— Impossible d’en délimiter les Pérriétes car les phénomènes mor- bides se fondent par une gradation able « La santé et la mala- : die, dit Claude Bernard, ne sont pas deux modes différant essentiellement, comme ont pu le croire les anciens médecins et comme le pensent encore certains praticiens. Dans la réalité, il n’y a entre ces deux manières d’être que des différences de degré : l'exagération, la disproportion, la désharmonie des phénomènes normaux constituent l'état maladif. »
La santé SRE est donc chose relative, il en est de même de la
santé morale, et de la responsabilité.
Au point de vue cérébral comme au point de vue pathologique général, chacun possède une susceptibilité particulière.
L'un, après une pleurésie, est prédestiné aux accidents pulmonaires ; un choc sur la tête du second, constitue une tare latente qui peut éclater au bout de plusieurs années. D'autres semblent porter l’'ébauche ou le diminutif de la maladie. Tel homme normal dans son
. commerce habituel, correct pour tout le monde est le jouet de tics
intellectuels irrésistibles, d'idées fixes, qui le mènent sans qu'il s'en doute, à des actes exagérés et à leur répétition. Cet état d'âme se mani-
feste souvent dans le mysticisme religieux, d'observation banale.
Mais puisque, l'occasion se présente, il ne nous déplaît- pas d'en signaler le pendant : car, c’est presque une loi de psychologie mor bide que chaque idée fixe en un sens a fort souvent pour contre-partie l'idée fixe opposée. Ne voyons-nous pas vis-à-vis de la religiosité maladive, cette aversion profonde de tout ce qui a trait à la religion. « Je ne sais pas, disait à un grand aliéniste, une malade citée par Culerre, dont la famille était composée de demi-fous, si c’est à ma naissance que je le dois, mais j'ai pour les prêtres et la religion une haine inexplicable. »
De notre temps où l’idée religieuse s’affaiblit, et ne suffit plus à fixer l'esprit des masses, nous voyons ceux qu'elle aurait pris jadis, devenir ses pires ennemis et porter dans la lutte l'âpreté et le zèle des anciens fanatiques. Ce sont bien les mêmes, exaltés à froid, nconscients du juste et de l’injuste, aveuglés par la passion que quelques-uns prennent pour le devoir, et leur histoire pathologique et mentale n'est pas. moins intéressante que l'étude des superstitieux et des sectaires du passé. | S
La société est remplie de gens qui y jouent un rôle plus ou moins élevé, dont le cerveau porte l'empreinte de l’insanité. Cette pensée inquiétante est merveilleusement contre-balancée par les bienfaits de la folie.
L'homme sensé, dans son orgueilleuse médiocrité, l’homme moyen, est peut-être pour moins dans la marche des découvertes humaines. € Nullum ingenium sine quadam mixtura dementiæ., »
Les cérébraux aux puissantes créations, les aventuriers et leurs entreprises hardies, les révolutionnaires de peuples, créateurs de sectes, épanchant dans la réalité quelque rêve insensé, ont sauvé leur pays, créé des religions, découvert un monde, étourdi la terre de leur influence, et stimulé le progrès par le déséquilibre même de leur état mental. Il semble que l'intelligence, l'activité et le caractère tour à tour exagérés voient mieux et au delà des frontières de la tranquille raison. Il nous paraissait juste de jeter à la fin de ce chapitre une note moins pessimiste , — cet hommage n'est qu'un tribut nécessaire à la vérité. e