‹ De la Responsabilité Atténuée Étude Médico-LégaleChapitre 7 sur 52 · LES · texte numérisé non relu

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ler le prévenu, dont l'intelligence et le sens moral on

évolué lentement, irrégulièrement, mais ont cependant atteint un niveau

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d’ailleurs

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suflisant pour lui permettre de prendre des décisions etde manifester sa volonté. Il fait preuve d'intelligence et de lucidité dans ses paroles et ses écrits, il n’est jamais en contradiction avec lui-même, ce qui lui a permis de nous fournir un mémoire explicatif avec plan à l'appui, concernant sa vie passée et les événements proches ou lointains qui ont précédé, accompagné ou suivi la journée du 6 novembre. Si les antécédents personnels de X... sont défectueux, ses antécédents héréditaires ne sont pas meilleurs. Sa mère qui a une difficulté de prononciation est une névrosée, dont la santé générale a été épuisée par de nombreuses grossesses, des chagrins de famille, des pertes d'argent, des émotions terribles et même, la privation d'aliments, s'il fallait l'en croire jusqu'au bout. Elle a été placée d’ailleurs dans une maison de santé pendant plusieurs mois, elle en est sortie guérie, d’après son frère, améliorée seulement suivant l'avis du médecin traitant. Cette maladie mentale aurait été causée ainsi qu'elle le déclare, par une scène atroce de jalousie, que son mari lui aurait faite à Cannes, la menaçant de son revolver, pendant qu'à ses pieds elle protestait de son innocence. 3

Pour le Dr L..., qui a soigné Mme M... dans la maison de santé en 1884, il s'agissait d’un accès d’agitation de nature hystérique, ayant eu sa source probable chez les ascendants, et déterminant à la descendance une allure morbide héréditaire. La grand'mère maternelle, Mne P. de E., était déjà, paraît-il, presque folle avec des idées de persécution, une surdité complète, elle est morte à 56 ans, on lui en aurait donné 70. Son mari, tout en ayant toujours joui de la plénitude de ses facultés mentales, était très nerveux et impressionnable ; M. X..…. père, enfin, ne nous est pas connu, mais après avoir lu tous les renseignements contenus au dossier on peut bien penser que, s’il s’est montré bon camarade, patriote, brave soldat, et loyal officier, il n’a pas brillamment administré la fortune de sa femme, qu'il a «la monomanie de la poudre », comme l’a écrit son ami le major G..., qu'il s'empare trop facilement d’un bâton ou d’un revolver pour appuyer ses démonstrations, et que dans ces conditions il n’a peut-être pas apporté, dans la famille P. de E. des éléments de rénovation capables de contre-balancer les tares névropathiques des ancêtres maternels de ses enfants. M. et Mme X..… ont eu huit enfants dont deux sont morts, l’un en bas âge, l'autre à dix ans, il s'agissait d'une charmante fillette d'une intelligence extraordinaire (l’enfant prodige), raisonnant déjà comme une jeune fille de 20 ans ; elle serait morte d'une méningite, suite d’insolation. Puis cinq autres enfants de 15 ans 1/2, 11 ans 1/2, 7 ans 1/2, 5 ans 1/2, 2 ans 1/2, tous vivants, bien portants, exempts de toute infirmité, n'ayant jusqu'ici aucune ressemblance avec leur frère X... Deux garçons âgés de 15 ans et demi et de 11 ans et demi, sont au collège de V.…. M. X.… est très satisfait de leur travail, de leur conduite, et de leur caractère, mais le proviseur du collège, M. J..., ne partage pas cette manière de voir. Il déclare

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