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Z Rave du son pain ones Je lu à ai dit RE qu est-ce ‘que du fais? Hne m'a pas. répondu, est allé s'asseoir sur un banc ct + quelques n LÉ oRts Su s'est recouché. » Fe Re, ENG
XF est dônc éntaëhé d'épilopsie et d'hystérie ét ces deux névroses combinées sont de nature à atténuer sa responsabilité générale.
Cependant loin de rious, là pensée de vouloir proclamer ; irresponsabilité de tous les épileptiques. $
Il convient d'examiner dans tous leurs détails, les faits qui leur SG reprochés, Comme base générale, partant dé ce point, les épileptiques sont souvent des impulsifs.. Les crimes qu'il comméttent sont frappés au coin de l'impulsion, souvent le crime est absurdé, sans Put, . moyens employés sont extravagants et présente un acharnement inutile.
L'épileptiqne tue sans rime ni raison, brutalement, et parfois après le crime, il se livre lui-même, sam résister, tout hébété, se re à Pie ce qu'il vient de faire. k te
Or ce n'est pas précisément le cas de X... Si nous nous en tenons à ses propres aveux, il est bien allé chez la veuve C..., avec l'intention de la voler, mais non de la tuer, dit-il. Après son crime loin de se livier, il a cherché à détourner les soupçons, a nié longtemps être l'auteur du crime et n'a fait des aveux que pressé par ‘évidence. ae:
Tout cela indique un esprit de combinaison qui se rencontre j6trnièle ment dans l'histoire du crime. Bien des voleurs ne PEORE Fe <utreeit
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que + je
Ils n'avaient d'abord que l'intention de voler, ils n'ont tué que parce | qu'ils se sont trouvés gênés dans l'accomplissement de leur vol, (Q est à un fait vulgaire. : |
ne il nous semble que pour bien apprécier. le fait Mr reproché à X..., il est bon dé le décomposer.
Si nous examinons l'assassinat lui-même, nous ne pouvons nous empécher de le trouver étrange et bien inutile, Pourquoi tuer cette vieïlle femme qu’il connaît depuis longtemps, chez qui il va chaque jour ?
: Pourquoi la frapper avec tant de fureur et pourquoi s'acharner sur le cadavre ? Pourquoi tout celà, quand il lui était facile de trouver, une autre fois, l'occasion de la voler, sans tuer. | FX saelt vrai quand il prétend qu'arrivé chez la veuve C..., il est tombé malade, qu'il est devenu tout énervé? aurait-il agi sous l'empire d'une impulsion ? Question bien difficile à résoudre. Il y a assurément dans l'assassinat commis par X..., des circonstances qui se rencontrent souvent dans les observations des crimes commis par les épileptiques. Cela est si vrai que, si X.. n'avait que tué, nous serions fort embarrassé étant donné la névrose dont il est atteint, à déclarer qu'il à agi sous l'empire d'une impulsion maladive, mais ce qui suit le crime écarte toute idée d'impulsion. é:
Aussitôt après avoir tué la vieille femme, X... a volé et dans des cir: constances qui indiquent bien qu'il avait sa raison. Il ouvre une armoire, fouille les tiroirs, et vole un porte-monnaie caché dans la poche de dedans d’un veston pendu dans une pièce voisine et sort de la maison, prend
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: l'argent du porte- monnaie, jette. ce denis qui pourrait le compromettre. ” Voilà certes des combinaisons qui ent toute idée d Pepuirion
s MAR Tree ir X: ,. est fils de mère aliénée, : PA = Il est atteint d’ épilepsie (forme. venateense, petit mal, il est de plus atteint d'hystérie,
$ 3° Ces deux névroses combinées sont dé nature à diminuer. le degré hs de sa responsabilité en ce sens qu’elles font de lui un sujet plus exci-
ES - table qu'un autre, plus prompt à subir les impulsions maladives. , 4 Pour ce qui est des faits qui lui sont reprochés, assassinat et vol res combinés, si nous les décomposons, nous trouvons dans les circonstances A Ége auf milieu desquelles l'assassinat a été commis, quelques détails qui semee. . blent indiquer l'impulsion, mais dans le vol qui a suivi immédiatement # l'assassinat tout est bien combiné et nous ne trouvons plus les caractères
de l'impulsion ; or, il n’est pas admissible. que.X... ait perdu la raison au PATRICE moment de tuer et l'ait retrouvée quelques minutes après pour voler. En LME 240 conséquence, nous le considérons comme nue ds crimes pour
“lesquels il est poursuivi. > Dr acquitté, Il a été Arret depuis. pour à un nouveau RL
F4 2 ObsenyA nos re — Assassinat, =- - Acquittement. 2e Responsabilité atlé- PAS nuée. (Rapport sur l'affaire H..., ds à PE de 2 le PRAIRE SCA Baux). Me
Je, soussigné, Beñianint Ball, He de clinique des maladies mentales, à à la Faculté dé médecine de Paris, membre de l’Académie de médecine, commis en vertu d’uue ordonnance de M. le juge d'instruction au tribunal de première instance du département de la Seine, ainsi conçue : Vu la procédure suivie contre: le nommé H..., âgé de 44 ans, détenu inculpé d’assassinat. 5 > RS Attendu qu'il importe dé constater l’état mental de l'inculpé,
4 Cormmettons à cet effet, M. le Dr Benjamin Ball, professeur à la Faculté de médecine de Paris, lequel après avoir examiné le nommé H... et s'être entouré de tous rénseignements nécessaires, dira s’il jouit de la plénitude de ses facultés mentales, s’il peut être considéré: comme responsable de ses actes, et dans quelle mesure. si
De tout quoi, il dressera rapport qui nous sera déposé conformément à
la loi. ; E
Serment préalablement prêté, ai constaté ce qui suit :
H... est un homme de taille élevée, d'apparence robuste. La tête est régulièrement conformée, les yeux sont gris, les cheveux et la barbe châtains.
Le L’apparence du sujet est celle d’un homme très robuste. Mais la physio-
13e régiment d' enr “Re ï Il présente en efret, ‘une dégèe dé eos rot Marié en 1875, ila ‘eu cinq enfants dônt trois sont vivants
tants, les autres. Sont morts en a bas êg se
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CH. est un Ste d'une force hé sé rate a fus: ceux qui l'ont connu. Ouvrier très habile, il gagnait beaucoup d'argent “chez son
patron. Il arrivait à se faire de 150 à 200 fr. par quinzaine, moins par sa
dextérité manuelle que par sa force et par la rapidité té avec laquelle il tra ;
vaillait. Ses habitudes parfaitement régulières, son assiduité à l'atelier et. sa grande sobriété l’auraient fait universellement, estimer si ces pes n'avaient pas été déparées par un défaut de caractère que tous les témoins s'accordent à reconnaître. Ù a un caractère extrêmement violent, etemporté | jusqu’à la folie. : | Gé
Pendant son séjour au régiment, il a subi de nombres Nasons et a fini par être envoyé à une compagnie de discipline. IL reconnaît luimême, qu'il lui est souvent arrivé d’avoir des emportements insensés et. dans bien des circonstances, il a commis, sous l'empire de la colère, des actes parfaitement déraisonnables. Dars un de ces accès, il a démoli tout son mobilier qui valait environ 500 fr., somme considérable pour lui. Enfin, dans une autre circonstance, il a violemment battu sa temme à la suite d’une discussion futile. Dans son atelier, il était considéré comme un homme extrêmement violent et redoutable par sa force. Il lui est une fois arrivé de renverser d’un revers de main, sans aucun motif appréciable, un de ses camarades. Il s’est contenté de dire que cet « homme l’ennuyait ».
Il a été traité l’année dernière, pour une fracture de la jambe, chez M.le
Dr Monod. Il a été, dit-il, renvoyé de l'hôpital, à peine güéri, pour avoir grossièrement insulté une ae
Ainsi donc, H... est un homme d'un | caractère ‘extrémement violent, servi malheureusement par une grande force musculaire.
Un autre point extrèmement important paraîtégalement démontré; c ‘est que cet homme qui ne buvait presque jamais, perdait complètement la tête dès qu'il avait bu. .
Quelques gouttes d'alcool suflisaient pour triompher de sa raison et pour
bien por. RS âg è. ee femme est. décédée, il ee An
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:. il Le Caractère. nl Fa ae en dehors de ces fureurs passagères, paraît
M qu et pienveiliant: On s ‘accorde vu reconnaître qu'il était bon
Son Caractère : «Je suis un assassin, mais je suis un honnête homme ».
Au point de vue intellectuel, H.. paraît être très de ed doué.
| Sesidées tournent dans’ un cercle extrêmement étroit.
JU n’a a aucune ‘espèce d’ instruction et paraît même COVER très diffi- cilement les. questions ii ‘on ui adresse, surtout quand où lui parle en “français. se è RS
En effet, il ne Goutratt que très imparfaitement cette APugue, bien qu’il ait habité Paris, depuis plus de 20 ans.
J'ai dû, pour être bien compris, m'entretenir avec lui en allemand. Il
parle cette langue ! très äincorrectement et avec un fort accent alsacien. Il est cependant capable de lire et d'écrire en allemand, ce qu'il ne peut pas
faire en français. Quant au calcul, il paraît pe pas en comprendre les premiers éléments et ne sait pas. calculer le prix des ohyets usuels les plus
: vulgaires. Lorsqu’ il S 'agissait de toucher sa paye, il s’en rapportait entiè-
remént, dit-il, à ce que lui disait son contre-maitre, dont il acceptait sans vérification les cales: 2 1 /
S'il faut l'en croire, il serait. Lot également à à des manquements de mémoire, mais sur ce point, nous aurons à nous expliquer plus tard.
H... était veuf depuis longtemps, lorsque, dans un restaurant qu'il fréquentait, il rencontra la veuve Boschinger qui devait plus tard devenir sa maîtresse. Au cours de ses relations avec cette femme, il conçut la pensée de l’épouser. Il lui en fit la proposition, mais ses offres furent repoussées par cette femme qui lui déclara qu'elle comptait en épouser un autre et ‘qu ‘il pourrait rester son amant. #
. Gette proposition avait exaspéré H... qui, rentré chez lui, aurait passé une partie de la soirée à boire, d'après son propre récit. Il aurait absorbé
notamment plusieurs verres d’absinthe. Le lendemain, dans la matinée, ilse serait rendu chez cette femme et c'est alors que le meurtre aurait eu lieu; mais s’il faut s’en rapporter au dire du prEvenn, il aurait perdu tout souve- nir de ce qui s’est passé. Il déclare qu’à partir du moment où il a rencontré cette femme, il ne se rappelle de rien.
Est-il possible d'accepter cette version ? La chose paraît difficile, si l’on s’en rapporte à la déclaration faite par le prévenu au commissaire de police qui l’a interrogé immédiatement après le crime, et au gardien de la paix qui l'a arrêté. Il semblerait d’après ces deux récits, que H... a obéi à
un sentiment de jalousie et en même temps à un mouvement d’indignation
en présence de la proposition que lui avait fait cette femme de le garder
pour amant après avoir épousé un autre homme,
"4 1 s'attendrit. ébprononoë: ces 28 parolés q qui orient ue assez éxactbment
de
\ de
A ce moment, H...ne parait a avoir savane: défaillance de: mémoire, Peuton supposer que quelques semaines plus’ tard'cet: homme: aurait ‘comple® tement oublié les ae qui ont PNEUS à et précédé la à pérpétration ‘du crime Pr77 "0; SA \ NT POUR: IN E ON GENS SENt NE NH CNET)
-:Nous ne le pensons pas. Mais: pour ronds inasinpté exaët AT situàtion-du prévenu; nous devons faire connaître quelques faits qui: semblent jeter ‘un jour nouveau ‘sur ce caractère" mal “ae ‘et Per sous