Dalloz, 1869. 2° partie, p
Martin 7:
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des. S'ils disposent d’un nombre suffisant desalles, leur devoir est de mettre à l’écart les individus atteints de maladies contagieuses pour en préserver les autres. En tout état de cause, la prudence exige de désinfecter soigneusement le matériel, dont ces malheureux se sont servi. Le défaut de surveillance du médecin sur ce point est certainement l'effet d’une négligence condamnable.
Nous n’avons pas la prétention d’énumérer tou: tes les hypothèses dans lesquelles le médecin pourra être convaincu d’imprudence et de légèreté. Elles sont innombrables. Disons pourtant que l’homme de l’art doit indiquer à son malade le régime à suivre, et lui fournir les instructions nécessaires pour lui permettre d'exécuter avec fruit ses ordonnances.
La délivrance des certificats médicaux présente aussi de nombreux exemples de légèreté. Il y a quelques années, le tribunal civil du Blanc fut saisi d’un procès, où un ouvrier prétendait s'être grièvement blessé au cours de son travail, et réclamait de ce chef des dommages et intérêts à l'entrepreneur. A l'appui de son dire, il produisait le certificat d’un docteur de la localité qui consta-