‹ De La Responsabilité Civile Des MédecinsChapitre 58 sur 80 · Principes de droit civil, tome XX. n · texte numérisé non relu

Principes de droit civil, tome XX. n

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malade que personne n’a le droit de sacrifier. On ne saurait assurément reprocher à un médecin de faire quelques expériences si ses tentatives sont uniquement dictées par le désir de soulager celui qui souffre. Mais aucun autre objectif ne pourrait l’absoudre de son imprudence. En vertu de ces principes, le tribunal correctionnel de Lyon a condamné le 45 janvier 1859 un interne de l’hospice de l’Antiquaille, à Lyon, et son chef de service (1). Le premier, avec l’autorisation de son supérieur, avait inoculé du virus syphilitique à un enfant de dix ans, voulant trancher une controverse très vivement engagée à cette époque sur la question de savoir si les accidents secondaires de la syphilis étaient contagieux. L'enfant ne se porta point partie civile, mais l’interne et le docteur eurent à payer 100 francs et 50 francs d'amende, parce que, dit le jugement « les obligaüons du médecin envers la science doivent s’arrêter devant le respect dû au malade ».

Il y a bon nombre de circonstances dans lesquelles le médecin se trouve dans une position extrêmement délicate. Certaines opérations sont tellement graves et possèdent par elles-mêmes si

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