‹ De La Responsabilité Civile Des MédecinsChapitre 59 sur 80 · Dalloz, 1859, troisième partie, page · texte numérisé non relu

Dalloz, 1859, troisième partie, page

peu de chances de succès qu'il n’est pas permis d'y avoir recours en dehors des cas de nécessité absolue. De ce nombre est l'opération césarienne, | par exemple. L'homme de l’art devra agir avec une grande circonspection. Mais la plupart du temps sa décision échappera à la compétence des juges, lui seul ayant pu se prononcer en pleine connaissance sur l'urgence de ladite opération. Parfois aussi, il y va d’un tel intérêt pour le malade d'obtenir une solution prompte et décisive, qu'on ne saurait vraiment imputer au médecin de n'avoir pas choisi le moment le plus favorable pour agir. La cataracte est une opération qui réussit presque toujours, mais il faut attendre que la taie qui couvre le cristallin soit assez épaisse pour être enlevée d’un seul coup. M. Francisque Sarcey a gardé une profonde reconnaissance au docteur Perrin pour avoir consenti à hasarder cette grave opération, avant que sa cécité fut complète. « Ne plus lire, ne plus écrire, écrivait-il récemment, c'était pour moi la mort anticipée (1) ». L'opération fut donc tentée un peu en dehors des conditions normales et réussit heureusement. Il est difficile de croire toutefois que le docteur eût

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