CIRCONFÉRENCE CRÂNIENNE
moindre doute sur le développement plus considérable que présente le crâne des criminels dans les parties vraiment animales. MM. Bordier et Manouvrier ont défini ces crânes en disant que le cerveau qu'ils contiennent a beaucoup d'action et peu d'idées. Il est cependant une cause d'erreur qui à première vue pourrait changer le résultat, je veux parler du développement anormal des sinus frontaux, signalé par Lombroso. Il existe en effet chez bon nombre de criminels une amplitude anormale de ces sinus, ce qui pour le dire en passant est aussi une caractéristique de l'animalité. Mais on comprend qu'un tel développement peut donner à la demicirconférence antérieure une mesure supérieure à celle qu'elle possède en réalité, et par conséquent égaliser les deux demi-circonférences, et même, renversant les termes, donner à la demicirconférence antérieure une prédominance sur la postérieure, tandis que c'est l'inverse qui répond exactement à la vérité.
Une étude minutieuse a aussi été faite de toute la série des lignes courbes qui peuvent être menées sur l'ovoïde crânien, les résultats ont merveilleusement confirmé les premières
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recherches que nous venons de voir. Chez les criminels, chaque fois qu'une ligne courbe passe par les portions postérieures de l'ovoïde, elle présente une longueur notablement plus grande que celle qu'on voit à cette même ligne suivant le même parcours chez les individus normaux. C. Indice céphalique. — La comparaison des indices céphaliques ne donne pas des résultats bien nets. Dire avec maints auteurs que les brachycéphales dominent parmi les criminels, c'est peut-être avancer un fait conforme à l'observation, mais ce n'est pas fournir une preuve bien saisissante de Tinfluence que la brachycéphalie peut avoir dans la perpétration des crimes. Si on établissait par exemple que dans une population où la dolichocéphalie domine d'une façon très prépondérante les criminels sont toujours des brachycéphales, ce serait là une présomption, mais il est loin d'en être ainsi. Il n'y a rien d'étonnant à ce que dans une population où la brachycéphalie est dominante, les criminels soient plus fréquemment pourvus de cet indice céphalique. C'est donc une constatation qui devrait s'appuyer sur un nombre considérable de faits et surtout d'une étude comparative de l'in-