‹ De la responsabilité criminelleChapitre 22 sur 46 · CŒUR · texte numérisé non relu

CŒUR

ment la normalité cérébrale. Dès lors il est parfaitement exact d'admettre qu'un encéphale ainsi modifié devra nécessairement présenter des troubles dans son fonctionnement intellectuel ou psychique.

B. Lésions des autres viscè?*es. — Les résultats de l'examen des autres viscères, foie, estomac, intestin, etc., au point de vue de l'anthropologie criminelle, n'ont pas donné lieu à des constatations importantes. Il n'est pas de lésion de ces organes qui puisse être considérée comme un apanage absolu ou môme très relatif de la criminalité. Il est donc inutile d'y insister. Nous devons toutefois mentionner que dans cinquante autopsies de criminels Flesch a trouvé six fois seulement le foie normal, et dans trente-cinq autopsies quinze fois seulement un estomac sans lésions. Les résultats des autopsies de L^mbroso donnent des chiffres de beaucoup moindres.

Il en est tout autrement des lésions cardiaques. Tous les médecins ont observé, dans le décours \ des maladies dues à une lésion organique du cœur, qu'à certains moments, de durée variable, le fonctionnement incomplet du cœur détermine du côté du cerveau, soit des congestions passives,

soil de l'ischémie; ces deux troubles circulatoires étant réglés quant à leur apparition et quant à leur durée, par la nature de la lésion cardiaque et par la marche évolutive des symptômes. Cette circulation vicieuse détermine, avec plus ou moins de promptitude, une altération moléculaire de la substance cérébrale, et comme conséquence, un trouble plus ou moins profond des facultés intellectuelles et morales, pouvant dans certaines circonstances aller assez loin, et constituer une véritable folie cardiaque à symptômes variés suivant Timportance du trouble vasculaire et de l'altération moléculaire qui en est la conséquence. Il est bien positif qu'avant d'atteindre un pareil degré de perturbation, une circulation anormale du cerveau peut déterminer dans la substance nerveuse une atteinte à l'intégrité de sa composition et par conséquent un trouble intellectuel et moral plus ou moins manifeste. Il est en effet des cerveaux qui. perdent la rectitude de leur fonctionnement au moindre trouble circulatoire. Tout le monde sait que chez certains individus le moindre accès fébrile détermine un délire qui parfois peut atteindre un certain degré de violence.

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