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typhoïde et certaines formes d’anémie grave. Nos excellents maitres stéphanois, MM. Duchamp et Blanc, MM. Chavanis, Cénas et Garand nous pardonneront de ne l’avoir pas fait. Mais ils nous laisseront bien rappeler ici leurs fructueuses leçons quotidiennes, auxquelles nous ne ferons qu’un reproche : leur trop grande modestie et leur éloignement trop souvent systématique, à notre avis, du grand jour.
A nos premiers maitres de Lyon aussi, MM. Vincent, Pollosson, Perret, Augagneur, nous adressons les respectueux remerciements de l'élève.
Malheureusement — et plusieurs exemples nous l'ont déja montré — tout n’aboutit pas à la science et ne se résout pas par elle. Dans la pratique médicale, à côté des incertitudes d’un diagnostic et des difficultés d’un traitement, il y a les ennuis et les tracasseries du client, quelquefois des tribunaux. Souvent on ne se contente pas de discuter les actes du médecin, on les livre à l'appréciation des juges. Et le jour où le médecin voit sa responsabilité engagée, il faut bien qu'il se défende.
Notre seul but est d’éclaircir, autant que possible, cette difficile question de la responsabilité médicale et de placer sous les yeux des exemples qui seront quelquefois des avertissements, des appels à la prudence. Nous donnerons une idée de l'importance de cette étude en rappelant que de 1852 à 1856, en Allemagne, pendant ce court stade de quatre années, il y eut deux cent vingt procès criminels intentés contre des médecins. Ils se terminèrent presque tous par des acquittements; mais enfin ils eurent lieu.
Ce sont ces poursuites intempestives que nous vou-
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drions voir disparaitre. Avant de provoquer des débats aussi retentissants que nuisibles, il est indispensable que la culpabilité du médecin soit nettement établie.
Peut-être s’est-on, jusqu'ici, mépris sur le vrai caractère légal du médecin et sur la nature de sa responsabilité. Les juges n’ont pas assez analysé le problème et les médecins, souvent, se sont trop contentés de disserter dans le vague. Or, une question semblable ne se résout pas par des phrases, fussent-elles les plus belles et les plus éloquentes, mais par la discussion des faits et l'exposé d’une doctrine basée sur la loi.
Voici donc comment nous comprenons et posons læ question : Dans quels cas et dans quelles limites le médecin, au cours de ses actes professionnels et placé en face du malade, du client, engage-t-il sa responsabilité ?
Nous essayerons de le déterminer, et cela simplement, sans dicter des lois, en donnant de modestes avis et des indications raisonnables.
Et cependant, de ces idées si logiques, si naturelles qu'elles nous paraissent, nous n’oserions nous porter le seul garant. C’est soutenu et approuvé par notre maître éminent, M. le professeur Lacassagne, que nous marcherons de l'avant. Ce qu'il y a de neuf et d’original dans ce travail a reçu sa haute approbation. Qu'il nous permette de le dire : une pareille autorité ne nous sufht pas
seulement, elle nous honore.
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