‹ De la restauration de la lèvre inférieure après l'ablation du cancroide :Chapitre 7 sur 22 · Verneuil, art. autoplastie du dict. encyclop · texte numérisé non relu

Verneuil, art. autoplastie du dict. encyclop

3. Dictionnaire encyclopédique de Dechambre, art. autoplastie.

le pansement est défectueux, si l’on choisit mal les topiques employés. Enfin il est évident que. si le cancer est trèsétendu, si le mal a envahi les ganglions, si l’état général de l’organisme est trop altéré,, le chirurgien doit s’abstenir.

Conditions de la nouvelle lèvre. — Avant d’examiner le mode opératoire, voyons à quelles conditions doit satisfaire la nouvelle lèvre pour bien remplir ses fonctions.

M. Sédillot lésa indiquées très-nettement dans la Gazette médicale de Paris (1). Il s’exprime ainsi :

« 1° Il faut que les lambeaux susceptibles de combler la perte de substance soient maintenus en contact sans gêne de la circulation et sans imminence de gangrène 2Ü Les lambeaux anaplastiques doivent être suffisamment soutenus dans la position qu'on leur donne, d’où il faut que leur point de départ, d’origine ou d’appui ne se trouve pas du côté opposé aux surfaces libres et sans résistance que l’on veut reconstituer, telles que lèvres et paupières. En effet, ces téguments tendent à se raccourcir en s’éloignant des

points où ils sont le moins soutenus; ainsi un lambeau quadrilatère, allongé de haut en bas et détaché de la région sus-hyoïdienne, entraîne la lèvre en bas. D’où cette règle en anaplastie de percer les points fixes des lambeaux dans une direction opposée à celle où leur propre poids tendrait à les entraîner. Donc, pour la lèvre inférieure, l’origine ou le pédicule du lambeau sera situé au-dessus ou au moins au niveau du bord libre de l’organe, disposition capitale.

3° La nouvelle lèvre doit être doublée d’un tégu-

ment interne, sinon la surface saignante se réunira à la

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