‹ De la Restauration françaiseChapitre 115 sur 189 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

De la loi des nations.

La noblesse a sa loi; la bourgeoisie a sa loi; le peuple, enlin, a sa loi.

La noblesse qui manque à sa loi retombe dans la bourgeoisie. La bourgeoisie qui manque à sa loi retombe dans le peuple. Le peuple qui manque à sa loi retombe dans le despotisme.

Quand la noblesse, la bourgeoisie et le peuple à la fois manquent à leur loi, tout retourne à la barbarie.

Ces lois des nations sont les conditions de l'âme , c'està-dire les moyens par lesquels elle se forme pour Dieu. Il y a une ordonnance divine sur la terre, et qui n'est que Tapplication de la loi des Cieux. On n'a point suftisamment vu que ce monde, moralement et politiquement, est pour nous préparer à l'autre.

Il y a des rangs dans la Société, parce qu'il y a des rangs dans les âmes. Ces rangs sont l'échelle de notre perfection.

Une âme distinguée dans un rang où sa vertu dépend de l'obéissance, deviendrait commune et la proie de l'orgueil si elle en sortait par des moyens étrangers. Les moyens par lesquels les nations s'élèvent et les rangs se forment appartiennent à une sublime loi , qu'il ftuit cependant entrevoir :

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