‹ De la Restauration françaiseChapitre 162 sur 189 · CHAPITRE LIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE LIV

De la République.

Tout ce qui satisfait l'orgueil de l'homme est mauvais

Ne vous le dissimulez pas, la république n'est qu'une diffusion de l'autorité, comme la Royauté en était la concentration. La diffusion de l'autorité, surtout quand l'orgueil la demande, n'en est que la dissolution. Ne parlons pas ici des mœurs*...

Vous ne vous mettez en république que parce que la Société est toute faite. Si vous aimez tous assez la loi

i Du moins, c'est l'art de gouverner, quant à la pratique. Quant au principe, il consiste, comme nous l'avons dit, à substituer tantôt rautorité à la raison, et tantôt la raison à Tautorilé.

2 Quand la canaille crie : Vive la république ! c'est une chose jugée. On n'aurait pour preuve de l'excellence de la Royauté que la préférence témoignée par les justes et les Ames en paix, qu'il n'en faudrait pas chercher d'autre I

pour qu'elle vive d'elle-même, cela est bien. Mais si votre liberté vient à monter par-dessus, bientôt vous aurez un

Roi à moins que vous ne deviez périr. C'est ce qu'on

répète ici depuis le commencement : il ne s'agit, au fond de tout, que de conserver la Société.

Pour conserver la Société, il faut toute la force qui l'a créée. Êtes-vous des anges, tous dans le bon sentier, sans orgueil , sans envie contre les hommes, sans colère contre la loi? Mon Dieu, nous le verrons bien...

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