CHAPITRE XII
La Civilisation est an momeut de succomber eu de s'accomplir.
S'il ne se fait une révolution religieuse en Europe, si le Christianisme ne remonte à toute sa force, comme lien social le christianisme est dissous, et l'Europe tombe en lambeaux.. . Dès lors commence parmi les hommes le démembrement fatal entre les bons et les méchants. Non que l'Europe soit irrévocablement à sa fin; mais l'Orgueil est sur le point de tout rompre, et le christianisme de céder ou de tout accomplir : selon le bien acquis par l'homme, selon la portée qu'aura cette Création
Le Christianisme est arrivé à la maturité de l'homme, à cet âge de raison dont tous les actes sont le bien ou sont un crime : âge de la sainteté ou de la méchanceté de l'homme ! Le christianisme touche aux confins du règne de l'autorité, il entre sur celui de la liberté : s'il ne s'é-
lève tout à coup dans une gloire immense, c'est qu'il va s'arrêter là, et le monde avec lui. Le problème est posé comme au jour d'Adam ! C'est la question universelle. Il faut, ou sauver l'homme, ou le détruire : la responsabilité irait sur lui comme la foudre. C'est assez que le Déluge ait une fois interrompu la race humaine, la hberté désormais abordera la fm des temps...
Vous avez nourri dans votre sein votre propre destruction. Le bien et le mal vont en sortir pour se combattre. En ce jour, tout ce qui est vertu se réunira pour vous soutenir; tout ce qui est vice pour vous renverser. La Civilisation humaine se débattra entre ce qu'elle a de fait et ce qui n'est pas fait en elle. Voilà dix-huit siècles que le christianisme y travaille: si elle n'a pas retiré assez de force du bien pour rester debout au moment où l'autorité se retire , la Civilisation ne pourrait porter l'épreuve pour un monde à venir... Les temps sont entassés sur notre tête... Les deux produits arrivent dans les plateaux de la balance... Qui peut savoir si l'homme y a déposé plus de bien que de mal !!!...
0 vous qui êtes sur la terre, revenez à la vertu. 0 vous. Aristocraties, jusqu'à présent vous avez conduit le monde, en ce jour il faut le sauver !. . ... . . -
J AI parlé suivant l'inspiration qui me pressait. Mais, que l'homme qui parle est peu de chose I
— 4<8 — Quand il le ferait en toute sagesse, qu'est sa sagesse auprès de la vôtre, ô mon Dieu I Si vous m'avez montré quelques vérités, voyez combien mon esprit est peu juste pour les dire ! Ah ! faites que votre Grâce divine vienne éclairer les cœurs !.... Tout ce qui s'écrit sera toujours trop absolu pour celui qui ne puise point sa prudence dans les faits, et dans la Foi, bien au-dessus des faits et des livres. Que les pensées, ici^ qui ne sont point selon vos vues, ô Créateur infiniment bon I passent inaperçues ; que les autres, vous louant à jamais dans votre éternelle sagesse, ne soient que la prière que vous fait ma pauvre âme, pour obtenir miséricorde par le secours de Notre- Seigneur Jésus-Christ !