‹ De la Restauration françaiseChapitre 9 sur 189 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

La terre végétale est eo raison du travail de riiounic.

Au premier jour économique, la Terre était, comme au premier jour biblique, inanis et vacua ; la liberté devait venir la remplir.

<r Informe et nue, les ténèbres couvraient sa face, les plantes n'étaient pas dans les champs, et la pluie n'était point répandue sur elle : enim homo non erat qui opéraretur terram, » ajoute encore la Genèse !

Le Globe sortit nu et sauvage du refroidissement géologique. Il était marqué pour les enfants de la liberté. Dieu créa tout en puissance devant l'être qui devait tout mettre en développement.

L'avance de la création, c'esihienecidtivable.haterre végétale est de création et de conservation humaine. Les forêts n'ont donné que la première mise de fonds.

L'homme en a produit la couche toutes les fois que sa vertu y déposa le travail et l'engrais. Il l'a détruite aussitôt que son vice lui demanda plus qu'il ne voulut lui donner. La culture ne fut jamais l'art de créer quelque chose de rien ! Le monde a été donné à l'être qui est le fruit de ses œuvres...

Celui qui a étudié la base des choses sait que l'homme a créé son sol; que le sol a créé son climat; que le cUmat a créé son sang ; que le sang a multiplié les nations, et que les nations ont élevé les âmes.

Et celui qui a suivi les peuples à leurs pas sait que quand les âmes sont tombées, les nations se sont écroulées, le sang est redevenu appauvri, le climat inhabitable, le sol ingrat, et l'âpre nature, qui fit faire nos premières armes, occupe de nouveau la terre.

La Terre a été successivement couverte par les eaux, par les forêts et parles hommes. Quand ils en ont mangé la couche jusqu'au granit, les déluges ont repris les continents. L'histoire racontera ses annales ; voilà celles que le Globe lui fait.

Mais l'homme nouveau veut-il connaître ce qu'il doit à l'homme ancien?

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