‹ De La Rétention d'Urine dans la Fièvre TyphoïdeChapitre 11 sur 26 · POLE · texte numérisé non relu

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des phénomènes que nous étudions ne doit pouvoir être invoquée que dans un nombre restreint de cas. Ces malades atteints de fièvre typhoïde sont surtout des sujets jeunes dont le rein n’a pas eu le temps de subir encore de graves lésions. Nous n’en trouvons qu'un exemple dans nos observations (obs. VIP). Il s'agissait d’une malade sans antécédent d'infection puerpérale ou blennorragique apparent, atteinte d’une néphrite datant au moins d'un an qui n’avait pas été soignée, et ne s'était révélée que par quelques œdèmes transitoires, quelques phénomènes nerveux. Nous relatons dans l'observation XVII un cas assez analogue.

ACTION POSSIBLE EXERCÉE PAR LES ÉBRANLEMENTS NERVEUX. — Il résulte de l’examen de nos cas que la rétention s'est bien souvent montrée dans les deux premiers jours de l’arrivée de nos malades. Dans quelques-uns d’entre eux, même dès le premier jour. Des malades qui jusque-là avaient uriné d’une facon normale étaient pris brusquement de l'impossibilité d'uriner après la fatigue que leur avait occasiônnée le transport de leur domicile jusque dans le service. Dans l'observation IT cette action ne paraît pas douteuse.

Dans l’état de prostration, de faiblesse, dans lequel se trouvent la plupart de ces malades, ce déplacement constitue en effet un véritable surmenage.

Pour ceux qui, moins abattus, peuvent encore se rendre un compte suffisamment exact de ce qui se passe, le bouleversement apporté dans leurs habitu-

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des, l’ennui de quitter leur maison, la tristesse qu'ils éprouvent en se croyant atteints d’une maladie très grave, puisqu'on est impuissant à les soigner chez eux, deviennent autant de causes capables d'exercer sur leur système nerveux un ébranlement notable dont la rétention que nous observions pouvait fort

bien être un des retentissements.

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