‹ De La Rétention d'Urine dans la Fièvre TyphoïdeChapitre 26 sur 26 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Signalée surtout par les anciens auteurs, la rétention de l'urine dans la fièvre typhoïde semble avoir été un peu oubliée des auteurs modernes. Beaucoup moins fréquente que l’incontinence, elle ne demeure pas moins un symptôme qu'il faut savoir rechercher et trouver sous les formes parfois trompeuses qu'il revêt.

La rétention se montre peut-être avec plus de fréquence dans le premier septénaire de la fièvre typhoïde et dans ses formes graves ataxo-adynamiques, mais on peut dire qu’elle est de tous les âges, de toutes les périodes, de toutes les formes.

Les lésions antérieures de l'appareil urinaire, le surmenage physique ou moral des sujets, ont certainement un rôle dans son apparition.

Cette rétention peut être complète ou incomplète. On ne saurait compter sur les symptômes fonctionnels ou généraux pour en révéler l’existence. Les signes physiques habituels à toute rétention, constituent les seuls signes certains.Il est de toute importance de ne pas se laisser tromper par des mictions

CR En volontaires ou non, qui ne sont dans ce cas que des évacuations par regorgement.

Le diagnostic de cette complication est facile ; il faut toutefois y penser.

Elle ne paraît pas, sinon peut-être lorsqu'elle est précoce, témoigner d’une gravité spéciale de la fièvre typhoïde.

Il faut traiter dès leur apparition toutes les manifestations vésicales d’origine nerveuse de la dothiénentérie, pour éviter autant que possible que cette rétention ne s’installe. Si elle ne cède pas aux moyens médicaux, le cathétérisme 'évacuateur employé tôt, et dans certains cas, la sonde à demeure, malgré les inconvénients qu'ils peuvent présenter, seront les seuls moyens de traiter la rétention complète ou

incomplète.

Vu : Le President de la thèse HUTINEL Vu : le Doyen LANDOUZY

Vu et permis d'imprimer :

Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris

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