Defrance, Th. Paris , 4874, n
complètement cessé, et ne se produisaient qu’à de rares intervalles ; la miction et la défécation s’opéraient facilement.
Engagé par les parents à retourner près de la malade, je la revis le 10 octobre 1872, c’est-à-dire à peu près un mois après l’accident.
Je constatai alors que la rétroversion ne s’était pas reproduite; la tumeur utérine se montrait entre le pubis et l’ombilic. L’état général de la malade s’était amélioré, les forces étaient revenues, la pâleur avait disparu, les vomissements avaient à peu près cessé. Les mouvements de l’enfant étaient perçus depuis quelques jours.
Au commencement du mois de mars 1873, elle accouchait d’un enfant à terme et bien constitué.
Observation XXYII (1).
M. Slollz fut appelé près d’une jeune dame mariée depuis trois ans, dont les règles n’avaient pas paru depuis quatre mois. On la croyait enceinte et elle l’était en effet. Cependant son mari assura qu’il n’avait jamais pu faire pénétrer sa verge dans l’intérieur du vagin. Cette dame avait chaque matin des vomissements incoercibles qui l’affectaient de la manière la plus pénible. M. Stoltz la toucha, et remarqua que, malgré son état, l’hymen était à peu près intact. Il le fendit avec des ciseaux, et reconnut une rétroversion de l’utérus qu’il Ternit en place. La réduction fit cesser les vomissements, et l’accouchement eut lieu à terme .