‹ De la retroversion uterine pendant la grossesseChapitre 35 sur 35 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

La rétroversion est un accident de la première moitié de la gestation ; les troubles qu’elle occasionne se manifestent généralement entre le 3e et le 4® mois ;

Les symptômes fonctionnels peuvent marquer le déplacement et laisser croire à une péritonite, à une fausse couche imminente ; malgré un examen approfondi des signes sensibles, des patriciens instruits ont pu confondre la rétroversion de l'utérus gravide avec une hématocèle, une grossesse extra-utérine ;

L’affection appelée situs obliquus posterior uteri gravidi n’existe pas; c’est une rétroversion partielle vraie ou fausse consistant non en un changement de direction, mais de forme et due à la dilatation sacciforme du segment inféropostérieur de l’utérus, dilatation qui peut se produire à toutes les époques de la grossesse. Dans un grand nombre de cas, la rétroversion est antérieure à la grossesse, et ne se manifeste que lorsque la matrice, suffisamment développée par le produit de la conception, vient à comprimer les organes voisins ;

La rétention de l’urine et des fèces favorisant la production de la rétroversion et s’opposant à la réduction de l’organe qui survient souvent spontanément, on doit pour remettre butérus en place, opérer d’abord la déplétion de la vessie et de l’intestin et donner au besoin une situation appropriée à la femme ; ce traitement symptomatique réussit le plus souvent.

Si les symptômes généraux s’aggravent sans que la réduction ait été obtenue, il faut recourir à la méthode manuelle d’abord, puis instrumentale.

Enfin, si la réduction est impraticable et ne peut s’obtenir par ces divers moyens, on devra se résoudre à pratiquer l’avortement.

Mayenne, lmp. A. DERENNE. — Paris, boulev. Saint-Michel, 52.

Page 1