PRÉLIMINAIRES
Ce travail a pour objet l'étude, dans tous ses rapports avec la chirurgie, d'un grand fait de physiologie pathologique ; je parle de la réunion des parties vivantes, qui ont été divisées accidentellement ou par l'effet de l'art.
Personne ne peut nier que la physiologie ne doive les progrès si remarquables qu'elle a faits dans ces derniers temps a l'application rigoureuse de ce principe de philosophie naturelle qui consiste à placer l'observation des phénomènes au-dessus des doctrines admises, alors mémo que le consentement général, qui usurpe si souvent les droits et le nom de l'expérience, semble les avoir consacrées. La science médicale a été condamnée à reconstituer presque toutes ses doctrines sur ce principe fécond, et la chirurgie ne pouvait échapper à la même loi.
La question théorique et pratique du traitement des plaies en offre un exemple. Rien n'a plus varié que ce traitement et les principes qui l'ont dirigé. Les désaccords ont à peine cessé de nos jours sur ces points, et nulle part on n'apprend mieux que dans leur histoire combien, dans les sciences d'application, les plus saines pratiques ont de la peine à se généraliser tant que la vérité n'est pas établie clairement dans les principes.
On est surpris d'avoir k inscrire, parmi les triomphes