NON RÉCENTES ET DES PAROIS DES FOYERS PURULENTS
transformer en règle ce qui pour moi n'était qu'une exception dans le commencement de mes essais.
La simple réflexion suffît, en effet, pour prouver que, dans des lésions aussi dissemblables en apparence, il y a un caractère anatomique qui doit lever tous les doutes; c'est que, la membrane qui recouvre les plaies est de même nature que celle qui tapisse les abcès. Dès lors la réunion doit s'obtenir aussi facilement dans un casque dans l'autre. Toutefois c'est dans la première période d'existence de ces membranes pyogéniques que la réunion peut être obtenue. Tant que cette membrane n'est pas condensée et n'a pas subi d'organisation complète, et qu'elle est demeurée à l'état de lymphe coagulable, elle peut servir à l'agglutination des lèvres de la plaie et à l'accolement des parois du foyer.
En conséquence, la réunion plastique est applicable, aussi bien aux plaies accidentelles et artificielles qu'aux abcès circonscrits et diffus.
Je me sers de cette méthode toutes les fois qu'il est à craindre qu'après une extirpation de tumeur, il ne se dépose du sang qui apporte un obstacle à la réunion. C'est dans ces circonstances que je glisse au fond de la plaie, ou que je dépose sur ses lambeaux, des morceaux minces et doux d'agaric, afin d'absorber le sang fourni dans certaines régions du corps par un grand nombre de vaisseaux. Le lendemain ou le surlendemain, l'appareil est levé, le pansement est enlevé et la réunion est pratiquée.
Si la réunion immédiate est utile, nécessaire, dans les circonstances précédentes, elle n'est pas moins indispensable lorsqu'il existe de grands décollements, produits par des fusées de pus, qui menacent d'épuiser le malade par l'abondance et la continuité de la suppuration. Dans cette