MÉTHODE DE RÉUNION ADHÉSIVE DE PLAIES
circonstance, on peut tenter, avec quelques chances de succès, la réunion adhésive.
Jusqu'à quelle époque peut-on essayer cette réunion? On ne peut sur ce point établir aucune règle absolue. Le lendemain, le surlendemain d'une opération, on peut la tenter; presque toujours elle réussira. Si, huit à dix jours après une tentative de réunion immédiate, on remarque peu de changement dans la surface vulnérée, s'il n'y a pas de parties sphacelées, on peut encore y recourir; mais, pour que le résultat soit complet, il faut qu'il y ait à la surface de la plaie une membrane pyogénique; si elle est trop ancienne, elle est déjà organisée, et le mode de réunion que j'indique ne doit plus être essayé.
La membrane pyogénique n'est autre chose que de la fibrine déposée à la surface de la plaie; tant qu'elle est <l'un gris blancbàtre, elle est de nature à fournir les éléments d'une réunion solide.
Les moyens à employer pour maintenir cette réunion sont les mêmes que ceux dont on fait usage pour la réunion immédiate; le plus ordinairement, c'est à la suture entortillée qu'il faut avoir recours.
Si les tissus sont trop gonflés, s'ils ont perdu de leur consistance, ils se laissent trop facilement couper par les épingles, c'est alors aux bandelettes agglutinalives qu'il faat s'adresser, et alors je recommande les pansements permanents et l'immobilité la plus absolue des parties. Sans ces deux conditions, la réussite laisse à désirer.
L'exposition de la doctrine, sur les réunions adhésives, va être suivie du récit des faits dont elle est l'expression. Je me bornerai à citer quelques observations des plus récentes : elles suffiront, je l'espère, pour donner une idée de ce point intéressant de thérapeutique et de pathologie.