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les vivisections intéressantes faites sur les animaux ont cependant conduit ces excellents observateurs à des résultats contradictoires. Nuus rapporterons textuellement leurs opinions pour ne rien changer au fond de leur pensée.
» C'est ainsi que les uns ont admis un médium représenté par le (issu cellulaire qui se durcissait, les autres la déposition du sang , d'autres de la lymphe coagulable, les autres une modification dans Trial du muscle après la seclion du tejKlon.el d'autres un mélange de lymphe, de sang.
> On lit dans Hunier (1), au sujet de la réparation des tendons d'îAchille :
t La rupture du tendon d'Achille ne s'accompagne que
* de peu d'inflammation. On observe un empâtement géné- » ral vers la partie inférieure de la jambe et le cou-de-pied ;
* l'exlravasalion sanguine donne une çotoialion nuire à la » peau, el la lymphe coagulable qui s'est infiltrée dans le* » lissus les rend fermes au toucher. Celle induration du » tissu cellulaire devient plus prononcée de chaque côté au i niveau de la rupture, et contribue à maintenir le tendon » à sa place. Celle inilammalion n'exige à peu prés aucun » traitement particulier quand le pied est dans une position
» convenable. »
* J. Palmer, annotateur de Hunier, ajoute la note suivante (2) :
« En raison du peu de vitalité des partie? tendineuses, » la jfuérison parfaite se fait en général longtemps attendre,' » et il s'écoule plusieurs mois avant que l'organisation défc- » tive du médium unissant soit effectués. Les plaies des
* tendons par simple excision, connue dans famputation,
(i) Trad. Uicbelot, 1. I, p. 493.
2 Page 43a (25-6).
JOBKRT.
» guérissent sans difficulté ; mais la guérison des tendons » rupturés est un phénomène beaucoup plus lent, ce qui » dépend de la lenteur avec laquelle s'opère le travail de » reproduction dans ces parties. D'abord, la réunion est » opérée parle tissu cellulaire qui, peu à peu, devient dur i et plus résistant.
i Très-souvent, ce tissu s'ossifie, comme cela est arrivé » chez Hunter lui-même. Dans beaucoup de cas, il reste • un noyau fibro-cartilagineux qui ne revêt jamais le carac- » tère tendineux. s
» Ainsi, l'habile chirurgien anglais n'a étudié que les phénomènes les plus généraux et les plus extérieurs qui suivent la rupture des tendons, et son annotateur, tout en s'occupant de la réparation de cet organe, à l'aide d'un/w<?dium qu'il croit formé surtout par un tissu cellulaire , ne parait pas se douter de la régénération du tissu tendineux proprement dit.
» La ténotomie a permis de nos jours d'étudier ces questions de beaucoup plus près. En Allemagne, dans une thèse (i) accompagnée de dessins qui, malheureusement, font mal comprendre ce qui s'observe dans les vivisections, F. A. d'Ammon soutient qu'après la section d'un tendon, les bouts divisés se rétractent, surtout le bout supérieur; que du sang s'interpose entre ces bouts en assez grande quantité pour remplir l'intervalle qui existe entre eux, que ce sang se coagule et devient de plus en plus solide.
» Puis (au bout de deux jours), de la lymphe plastique est sécrétée autour du caillot qui est pénétré par elle. Enfin, le nouveau produit s'organise, et, au bout de quinze
(1) De Phystolotjiu tenotomùe, Drcsdcn, 4837. Traduit dans ï Expérience, 20 décembre 1837.
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jours, la solidité est assez grande pour que les fonctions <ki membre soient rétablies.
» Stromeyer, d'un autre côté, fait jouer un grand rôle à rallongement musculaire après les sections des tendons, et n'admet entre les bouts divisés qu'un très-faible dépôt de substance nouvelle. « La contraction musculaire, dit-il, » persiste autant que le muscle est tiraillé par ses deux » attaches. Lorsque le tendon est divisé, le muscle est en » repos, et insensiblement il s'allonge pour venir rejoiridFe » le bout inférieur. La preuve de cet allongement est da*s » le volume de la substance nouvelle qui se place entre les » deux bouts divisés. Dans un pied bot du plus haut degré, » par exemple, si le pied est entièrement renversé, le ten- » don d'Achille est fortement tiraillé. Lorsqu'on le coupe » et qu'on fait effort sur le pied pour le ramener dans sa » position normale, les deux bouts du tendon sont forte- » ment écartés. On peut, dans certains cas, placer tous les » doigts dans cetécartemenl. Après la cicatrisation, on sent » une substance intermédiaire a peine grosse comme une n forte bague, et, cependant, le pied a conservé sa position » normale. Comment expliquer ce phénomène, si ce n'est » par l'allongement musculaire? »
» En France, un médecin Irès-recommandable, M. Bouvier, a fait connaître le résultat de ses observations faites jour par jour, sur le mode de réunion des tendons chez les chiens. Je vais les citer textuellement (1) : « J'ai vu, dit-il, » du deuxième au troisième jour, la gaine du tendon * épaissie et plus consistante que dans l'état naturel. Cette » gaine forme une espèce de canal ouvert du côté seulement
(1) Mémoire sur lu sert ion du tendon iC Achille dans le traitement des pieds boh (Mémoires de l'Acad. de médecine, 1838, t. Vïl, p. 437).
» où l'instrument a pénétré, et embrassant à ses deux extré- » mités les deux bouts du tendon qui fait saillie dans son » intérieur. La surface interne de ce canal, fortement ecchy- » mosée, et teinte d'un rouge vif et presque uniforme, est » partout en contact avec elle-même ou avec les extrémités » du tendon qui offrent à leur surface la même coloration.
» Le neuvième jour, la gaine du tendon forme déjà un » lien assez solide qui adhère à ses deux bouts. Sa substance, i de couleur grisâtre, moins blanche que celle du tendon,
> n'offre point encore d'apparence de fibres. Son canal
* s'est rétréci et ne présente plus d'ouverture, celle qui a » livré passage à l'instrument étant complètement fermée. » Le plus souvent le canal est vide, et sa surface interne, » d'une rougeur assez prononcée, est contiguë à elle- » même. J'ai trouvé une fois sa cavité remplie de sang en » partie liquide, en partie coagulé, qui lui donnait à l'exil ploration une figure olivaire.
» Le douzième jour, la densité de la substance intermé- » diaire a augmenté; son canal tend à s'effacer; les bouts » du tendon sont encore distincts de cette substance qui leur » adhère néanmoins dans leur plus grande étendue.
» Le dix-huilième jour, la nouvelle substance a la forme » d'un cordon de même volume que le tendon, dont les
* deux bouts lui adhèrent fortement, quoique son aspect » tranche avec le sien. Son canal est presque entièrement » effacé, son tissu, serré, infiltré d'un peu de liquide séreux,
* commence a offrir une structure fibreuse.
» Le vingt-quatrième jour, la substance est assez sem- » blable au tissu fibreux que j'ai trouvé sur l'animal qui
> m'a servi à celte époque, plus grêle que le tendon lui-
* même, dont les extrémités offraient un renflement consi- » dérable qui tranchait encore davantage avec le peu d'é-