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ET A LA CICATRISATION DES TENDONS. 4S

» sidérablement épaissie, comme charnue, d'un rouge foncé » à l'intérieur et blanchâtre à l'extérieur. Du sixième au

* huitième jour, elle offrait déjà une forme analogue à celle

> du tendon lui-même. Sa circonférence était d'un gris » rougeâtre, et son intérieur encore rouge à cause de la » condensation de lames celluleuses. Entre le quinzième » et le vingtième jour, l'organisation ligamenteuse était » devenue complète, la rougeur avait disparu et le tissu de s nouvelle formation, résistant, solide, ne différait du ten- » don véritable que par sa blancheur un peu moins éclat

> tante, et quelquefois aussi par une moindre épaisseur. * L'opinion de M. Jules Guérin parait à peu près identique

avec celles de MM. d'Ammon et Duval. Ce médecin pense, en effet, qu'après la section du tendon, la lymphe plastique est le principal agent de la réunion.

« Le sang épanché dans cette plaie est divisé en deux

* parties : l'une rentre dans la circulation, l'autre reste dans » la plaie et se coagule. Cette seconde partie abandonne » enc ore de sa substance à la résorption, de sorte qu'il ne p reste plus qu'un petit caillot fibrineux qui s'organise et j» prend part à la vie générale. Le tissu cellulaire s'épaissit, » mais il n'a aucune importance dans la réunion des deux » bouts séparés. »

M. Phillips dit avoir tenté des expériences sur les chiens et les chevaux, et il atteste que ses résultats ont été semblables à ceux de M. Jules Guérin. Enfin, M. Pétry, vétérinaire belge distingué, a constaté chez divers animaux des effets semblables après la section tendineuse.

Je pourrais citer quelques faits qui ont rapport à la ténotomie,etqui, jusqu'à un certain point, pourraient se rattacher à l'ensemble des expériences ; mais comme cela m'entraînerait trop loin, sans se rattacher directement aux

généralités de la science, je mentionnerai seulement un intéressant travail de MM. Demarquay et Leconte, intitulé : De l'influence de Pair, de t oxygène, de P hydrogène et de C acide carbonique, sur la guerison des plaies sous-cutanées.

Dans ce travail, dont il a été donné connaissance à l'Académie des sciences, dans la séance du 25 avril 18ô9, on mentionne l'influence de ces gaz sur les tendons sectionnés.

Après avoir rapporté ces diverses opinions, qui laissent l'esprit flottant et plein de doutes, il me reste à chercher, à l'aide des faits, quelle est la véritable théorie. Mais qu'il me soit permis de dire encore, avant d'entrer dans l'exposé des laits, que les dissidences que nous trouvons parmi les auteurs tiennent moins à la diversité des cas, et aux difficultés réelles d'observer, qu'à l'impatience de trouver une explication, et au peu de persévérance et d'assiduité apportées à l'étude de la nature. Ainsi s'explique pourquoi les uns admettent l'existence constante d'un caillot sanguin entre les bouts des tendons divisés, et font jouer à ce caillot le rôle capital dans la réparation, tandis que d'autres n'ont pas même aperçu de traces de caillot. On comprendrait des dissidences quant à la forme, au volume et à la consistance du caillot, aux nuances de sa coloration; mais les contradictions sur la présence ou l'absence de cet élément essentiel ne peuvent tenir qu'à l'insuffisance de l'examen. N'estce pas de la même façon, et pour avoir trop vite cédé à une vue théorique, qu'on a admis une prétendue élongation des muscles après la section tendineuse, comme si un organe essentiellement rétractile pouvait, précisément alors qu'il est abandonné à toute sa puissance de rétractilité, s'allonger pour rétablir la continuité de ses parties divisées.

Au demeurant, et au milieu des différences d'opinion, un seul fait reste acquis à la science, à savoir : le rétablisse-

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