DE LA RÉUNION DES BOURSES MUQUEUSES ANTÉ-ROTULIENNES
POST-OLÉCRANIENNES, ETC.
Les bourses muqueuses oui séreuses sont sujettes aux blessures, aux divisions, et, par suite, très-exposées à des inflammations et ù des phlegmasies [qui donnent naissance à des phlegmons diflfus. C'est parla réunion immédiate, et en réunissant complètement et promptement les lèvres de la plaie par un ou plusieurs points de suture appliqués sur la peau, et en relâchant les téguments par l'extension du membre, qu'on prévient des résultats aussi fâcheux.
Quelquefois l'inflammation, à la suite d'une contusion d'une capsule séreuse, ou d'une piqûre, s'empare de la
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poche et détermine un abcès qu'on doit ouvrir largement ; et Ton procède alors à la réunion immédiate après l'évacuation du pus. Plusieurs fois j'ai réussi à l'obtenir.
On sait que les capsules deviennent hydropiques, qu'elles se remplissent d'un liquide citrin (hygroma), qu'on a voulu combattre par une incision longue et qui intéresse le plus grand diamètre de la tumeur; on ne réunit pas après cette opération et on laisse la séreuse suppurer. C'est par bourgeonnement qu'on a voulu obtenir la guérison. C'est, en effet, par la suppuration et par des bourgeons charnus disséminés sur la surface séreuse, qu'on a obtenu la guérison • le l'hydropisie. Par ce procédé on expose la vie des malades, et, quand ils guérissent, c'est par adhérence de la peau à la rotule, àl'olécrâne et en conservant des douleurs pendant la marche. Ces personnes sont d'ailleurs exposées aux déchirures partielles de la cicatrice.
Si quelqu'un s'avisait de pratiquer une incision pour faire sortir le liquide, comme cela se voit encore, il serait raisonnable de rapprocher les lèvres de l'incision et les parois de la poche les unes des autres, et de faire un point de suture sur les téguments, sans traverser le sac; on obtiendrait, sans doute, le même résultat que pour les divisions accidentelles de la même capsule. En 1861, j'ai vu un malade auquel on avait pratiqué l'incision en excitant la suppuration et le bourgeonnement de la synoviale, et qui a exigé un temps infini avant d'arriver au terme de sa guérison, en conservant des adhérences et des tiraillements douloureux dans la cicatrice.
Maintenant que l'on possède le moyen de faire disparaître l'hydropisie des bourses séreuses, au moyen d'un liquide qui agit par endosmose à l'intérieur de la poche, ou de la teinture iodée qui agit directement sur la membrane hydro-
pique, on ne se prêtera plus à ces opérations qui offrent du danger. Ne sait-on pas que des compresses trempées dans de l'eau de chaux, contenant du sel ammoniac, lorsque la peau n'est pas trop épaisse et qu'elles sont appliquées à sa surface, finissent par les faire disparaître ?
Il est rare qu'une ou plusieurs ponctions suivies d'injection iodée dans la bourse séreuse ne la fassent disparaître par l'accumulation d'un liquide plastique qui en procure l'oblitération.