‹ De la reunion en chirurgieChapitre 8 sur 96 · PRÉLIMINAIRES. XIII · texte numérisé non relu

PRÉLIMINAIRES. XIII

Qu'il me soit permis de dire que c'est à la chirurgie française contemporaine qu'il appartient d'avoir fondé, en quelque sorte, la généralisation de ce principe de traitement sur les lois de la physiologie pathologique.

i. Hunter et John Bell, en admettant la réunion immédiate pour toutes sortes de plaies, trouvaient des restrictions au principe et des difficultés dans la mise à exécution. C'est ainsi qu'ils se refusaient à admettre la suture comme moyen absolu de maintenir les surfaces en contact.

Pour mon compte, j'ai trouvé les résultats des recherches patientes d'Àlanson trop conformes à mon observation constante et aux lois bien démontrées de la physiologie, pour avoir pu varier ni hésiter un moment dans mes opinions. Les soins apportés par Àlanson dans ses opérations, la régularité de ses procédés, l'habileté de ses manœuvres pour conserver et protéger les parties sans les maintenir à découvert, et pour abréger la durée et la gravité du traitement en prévenant la suppuration et les accidents qui l'accompagnent, m'ont paru contenir les éléments d'une méthode naturelle, si je puis me servir de cette expression, qui devait réaliser d'immenses progrès dans la médecine opératoire. En m'allachant sans relâche à généraliser cette méthode et la constituer en précisant ses applications particulières, j'ai découvert chaque jour, d'une manière plus certaine, que tous les tissus, à l'exception de quelques-uns, tels que les cartilages, peuvent en recevoir l'application la plus avantageuse.

Les progrès dans cette voie que la science doit suivre désormais sans rétrograder, sont liés à une étude du degré de vitalité des tissus, à la recherche de la manière

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